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Acétate-de-cyprotérone (Androcur et génériques): encadrer les risques de méningiome
ANSM le 30-10-18

(Extraits du Point d'information de l'ANSM du 8 octobre 2018)

Recommandations à destination des professionnels de santé pour encadrer le risque de méningiome.

Recommandations générales
Les indications hors-AMM telles que l'acné, la séborrhée et l'hirsutisme modéré sont à proscrire.
L'utilisation de l'acétate de cyprotérone chez l'enfant et la femme ménopausée n'est pas recommandée.
La prescription (indication et posologie) doit être réévaluée annuellement en tenant compte du rapport bénéfice-risque individuel et de l'évolution des symptômes.
La posologie minimale efficace permettant de contrôler les symptômes doit être utilisée.
Les utilisations prolongées et à fortes doses sont à proscrire (effet dose cumulée avec risque multiplié par 7 pour l'ensemble des patientes traitées pour une durée de plus de 6 mois et risque multiplié par 20 au-delà de 5 ans de traitement à posologie de 50 mg/j sur un cycle).

Surveillance radiologique dans le cadre du traitement
Une imagerie cérébrale par IRM doit être réalisée en début de traitement pour tous les patients.
En cas de poursuite de traitement, l'IRM est renouvelée à 5 ans puis tous les 2 ans si l'IRM à 5 ans est normale.
Il est demandé aux médecins de contacter leurs patients actuellement traités par Androcur ou génériques pour réévaluer la nécessité de poursuivre leur traitement et envisager un contrôle par IRM si la poursuite du traitement est décidée.
Chez les patients ayant arrêté le traitement, il n'est pas nécessaire de réaliser une imagerie cérébrale en l'absence de signe clinique.
En cas de découverte de méningiome, le traitement doit être arrêté définitivement. Un avis neurochirurgical est recommandé.
Les méningiomes sous acétate de cyprotérone régressant ou se stabilisant après arrêt du traitement dans la plupart des cas, une approche conservatrice (non chirurgicale) est souvent possible. Celle-ci doit être discutée avec le neurochirurgien. Cette information est relayée et précisée via des recommandations à établir avec la Société française de neurochirurgie.







En savoir plus :

- Point d'information (ANSM) du 8 octobre 2018, cliquez ici.