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Alzheimer : bilan neuropsychologique
Marie Rafiq, Bérengère Pages, Jérémie Pariente le 23-07-18

Il doit être adapté à la plainte et aux déficits du patient.

En 2018, le diagnostic de la maladie d'Alzheimer reste difficile malgré des outils sophistiqués d'imagerie (IRM et TEP) et les biomarqueurs du LCR. L'examen clinique et le bilan neuropsychologique par un psychologue spécialisé sont des étapes indispensables.

Cibler les patients
Toutes les plaintes mnésiques ne motivent pas un tel bilan. Comment repérer les patients à risque de démence ?
Dans un premier temps, un interrogatoire précis du sujet et de son entourage vise à caractériser le type d'altération (mémoire épisodique, sémantique, attention, trouble du langage…), son importance et son retentissement au quotidien.
Ensuite, le bilan de débrouillage peut comporter :
– le Mini Mental State Examination (MMSE) ou le Montreal Cognitive Assessment (MoCA) pour l'efficience cognitive globale (scores < 24 et < 26 respectivement considérés comme pathologiques) ;
– la batterie rapide d'efficience frontale (BREF), évaluant des fonctions exécutives (élaboration conceptuelle, flexibilité mentale, programmation des actes moteurs, sensibilité aux interférences, contrôle inhibiteur, autonomie environnementale ; score < 16 évocateur chez les patients ayant été scolarisés) ;
– le test des 5 mots pour explorer la mémoire antérograde verbale (suspicion de MA si score global < 10).
Si cette première évaluation est en faveur d'un déclin cognitif, le patient est adressé au spécialiste pour un bilan neuropsychologique complet. Ce dernier n'est pas réalisable en cas d'altération cognitive sévère, ou de refus du sujet. Ce bilan, qui utilise du matériel verbal, doit être adapté chez un aphasique en privilégiant les épreuves visuelles. Il est conseillé de le faire à distance d'un…