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oxygène
Carcinomes du canal anal
Nabil Baba-Hamed, Alix Portal le 10-04-19

L'incidence de ces tumeurs rares viro-induites par le papillomavirus augmente, en particulier chez les hommes homosexuels. Le traitement, fondé sur une association de chimio- et de radiothérapie concomitantes, permet une rémission complète dans 80 % des cas, mais la vaccination anti-HPV est la principale source d'espoir.

Les tumeurs anales regroupent les tumeurs du canal anal (85 %) et celles de la marge anale (15 %), même si l'Organisation mondiale de la santé classe ces dernières parmi les tumeurs cutanées. Elles sont rares, représentant 3 % des tumeurs digestives, plus fréquentes chez la femme (sex ratio de 4 en France). Leur incidence est en augmentation, avec 900 nouveaux cas par an en France ; l'âge au diagnostic autour de 60 ans diminue ces dernières années. Certains pays occidentaux, comme les États-Unis, ont noté une augmentation des nouveaux cas de 18 % entre 2015 et 2018. Un pic d'incidence est à noter chez une population dite à risque : les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et/ou infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Le facteur de risque le plus important dans cette population comme chez le reste des sujets concernés est l'infection par le papillomavirus (human papillomavirus [HPV]). Les carcinomes épidermoïdes représentent 95 % des cas, les adénocarcinomes sont beaucoup plus rares, développés aux dépens des glandes anales et de plus mauvais pronostic.

Facteurs de risque
Ils sont résumés dans le tableau 1.

Papillomavirus
Le papillomavirus est un virus oncogène responsable de l'infection sexuellement transmissible la plus fréquente au monde, 80 % des patients sont infectés durant la 1re année après leurs rapports sexuels. Ce virus comporte plus de 120 génotypes que l'Agence internationale de recherche sur le cancer…