Contraception hormonale et risque vasculaire | La Revue du Praticien
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Contraception hormonale et risque vasculaire
Geneviève Plu-Bureau, Justine Hugon-Rodin, Brigitte Raccah-Tebeka le 10-05-18

Tenir compte du risque individuel de chaque femme et de ses antécédents familiaux.

Le risque vasculaire est le principal effet délétère de la contraception hormonale estroprogestative ou contraception hormonale combinée. Ce risque est bien connu puisqu'il est identifié depuis le début de l'utilisation de ces contraceptifs. Il a évolué au cours du temps avec le développement des différentes générations de contraception essayant de minimiser leurs effets indésirables (essentiellement androgéniques) et d'améliorer ainsi l'observance. Des travaux récents soulignent la nécessité d'information des prescripteurs sur les facteurs de risque vasculaire devant être dépistés avant toute prescription de contraception dans le but de minimiser le nombre d'événements vasculaires, encore trop élevé dans notre pays, et potentiellement évitable. De plus, la connaissance des différences de niveau de risque entre les types de contraception a fait l'objet de publications récentes. Il est donc fondamental que les praticiens adaptent le choix de la contraception en fonction de la balance bénéfice-risque de chaque femme, surtout en termes de risque vasculaire.

Des complications veineuses ou artérielles
La pathologie veineuse
Les maladies veineuses thromboemboliques incluent les thromboses veineuses profondes (membres inférieurs, membres supérieurs, cerveau, système porte, vaisseaux du cou…) et l'embolie pulmonaire. Ce sont des maladies rares puisque l'incidence se situe entre 5 et 10/10 000 années-femmes chez les femmes en âge de procréer. Par ailleurs, c'est vers l'âge de 35 ans que le risque des utilisatrices de contraception hormonale combinée rejoint celui d'une femme enceinte…