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Sommaires de la revue du praticien
oxygène
Déficit moteur et/ou sensitif des membres
Adeline Not, Guillemette Beaudonnet, Christian Denier le 29-12-17

ITEM 90

OBJECTIFS :
ARGUMENTER les principales hypothèses diagnostiques
et JUSTIFIER les examens complémentaires pertinents.
ARGUMENTER l'attitude thérapeutique
et PLANIFIER le suivi de l'évolution.

En neurologie, la démarche se compose de trois étapes : d'abord la reconnaissance du syndrome, ensuite la localisation anatomique de la lésion, enfin la recherche étiologique orientée par les éléments précédents, le mode d'installation et le contexte général. Un des éléments majeurs du raisonnement devant un déficit moteur et/ou sensitif, comme souvent en médecine, est d'estimer le degré d'urgence de la prise en charge diagnostique et thérapeutique : existe-t-il un risque de mise en jeu du pronostic vital, d'aggravation rapide, ou de séquelles fonctionnelles majeures ? Ainsi, "tout déficit focal central à début brutal doit faire évoquer un accident vasculaire cérébral", "tout syndrome médullaire rapidement progressif doit faire évoquer une compression médullaire", "une fatigabilité avec troubles de déglutition doit faire suspecter une poussée myasthénique".
À partir des sémiologies propres à chaque syndrome (encéphalique, médullaire, neurogène périphérique, myogène et myasthénique ; détaillés dans l'encadré), sont décrites ici leurs causes les plus fréquentes, détaillées en fonction de chaque localisation anatomique.

Syndromes encéphaliques
Syndrome encéphalique d'installation brutale
Devant toute atteinte encéphalique, le caractère brutal (d'une minute à l'autre) du déficit doit…