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oxygène
Érysipèle
Erwan Oehler, Sophie Porteu-Barbedet le 30-11-17

Dermohypodermite aiguë streptococcique. Affection fréquente, son diagnostic est clinique et son traitement antibiotique le plus souvent ambulatoire en l'absence de signes de gravité.

L'érysipèle est une dermohypodermite aiguë d'origine streptococcique. La conférence de consensus de 2000 de la Société de pathologie infectieuse de langue française et de la Société française de dermatologie a clarifié la terminologie des atteintes infectieuses cutanées, notamment par l'abandon du terme anglo-saxon "cellulite" (cellulitis) qui prêtait à confusion. En fonction de la profondeur de l'atteinte et donc de la couche cutanée infectée, on parle de :
- dermohypodermite bactérienne non nécrosante, qui constitue l'érysipèle à proprement parler et qui correspond au terme "cellulitis" des Anglo-Saxons. Ici, le derme et dans une moindre mesure l'hypoderme sont atteints, sans nécrose ni atteinte de l'aponévrose superficielle (fascia superficialis) ;
- dermohypodermite bactérienne nécrosante (necrotizing cellulitis) où l'atteinte concerne le derme et l'hypoderme. On trouve en plus des lésions de nécrose des tissus conjonctif et adipeux respectant l'aponévrose superficielle qui limite la progression de l'infection ;
- fasciite nécrosante (necrotizing fasciitis) où l'infection s'étend en profondeur vers les fascias voire vers le muscle sous-jacent avec nécrose de l'aponévrose superficielle.
La physiopathologie spécifique de l'érysipèle est peu connue : il s'agirait, à partir d'une brèche cutanée, d'une extension de proche en proche de l'infection streptococcique dans le derme profond et l'hypoderme. Certains facteurs de virulence de Streptococcus pyogenes interviendraient dans la physiopathologie : les acides lipotéichoïques et les protéines M de la paroi de S. pyogenes lui…