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oxygène
Infections à cytomégalovirus
Sébastien Hantz, Sophie Alain le 20-03-19

Cette infection endémique dont la prévalence varie en fonction des conditions sociaux-économiques, avec un risque de réactivation après la primo-infection, expose à de graves complications chez les immunodéprimés, et lors des infections congénitales.

Au sein de la famille des Herpesviridae, le cytomégalovirus est un virus plus confidentiel que les virus herpès simplex ou le virus varicelle-zona et dont la prise en charge suscite parfois des interrogations de la part des praticiens. En effet, les formes cliniques de la primoinfection peuvent être responsables d'une symptomatologie déroutante ou confondue avec la mononucléose infectieuse due au virus d'Epstein-Barr. Même si la plupart des infections de l'immunocompétent sont asymptomatiques ou pauci-symptomatiques, des formes graves peuvent survenir sur ce terrain. Comme les autres membres de sa famille, le cytomégalovirus a la caractéristique d'entrer en phase de latence après la primo-infection, persistant ainsi au sein de l'organisme tout au long de la vie avec la possibilité de se réactiver à tout moment. Les patients immunodéprimés sont les plus à risque de réactivation et ont plus fréquemment des manifestations cliniques symptomatiques. Le diagnostic repose sur des approches multiples dépendant du stade et des circonstances de l'infection. Enfin, le recours au traitement n'est pas systématique, les molécules actuelles ayant une importante toxicité.

Une infection endémique
Les infections à cytomégalovirus sont endémiques et surviennent tout au long de l'année. La séroprévalence du cytomégalovirus est fonction de l'âge et est corrélée avec le niveau socio-économique et l'origine ethnique : dans les pays à niveau socio-économique élevé, elle est basse (< 20 %) chez l'enfant, pour atteindre des valeurs de l'ordre de 50 % chez les jeunes adultes et de 80 % dans la population âgée. Plus de 50 % des femmes en âge de procréer sont séronégatives dans les pays industrialisés…