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oxygène
Intérêt de l'activité physique dans la maladie de Parkinson
Jean-Philippe Azulay le 30-05-18

L'activité physique dans le cadre d'une maladie chronique comme la maladie de Parkinson a pour objectif d'améliorer les manifestations cliniques motrices et non motrices de la maladie mais aussi, à plus long terme, de modifier la neuroplasticité et l'évolution au long cours (v. tableau). Elle influence également les fonctions cardiorespiratoires du malade.
L'activité physique comprend l'activité physique au quotidien et les activités sportives, la rééducation fonctionnelle, les activités récréatives comme le tai chi ou la danse.
La nature de ces activités va considérablement varier en fonction du stade d'évolution des troubles moteurs et non moteurs en sachant que le patient atteint de la maladie de Parkinson est plus sédentaire dès le début de la maladie. En effet, au début de la maladie, le patient peut gérer ses propres activités physiques en dehors des circuits médicalisés, et une fonction de type "coaching" peut être suffisante, alors qu'à un stade plus évolué la prise en charge kinésithérapique devient indispensable. La survenue des chutes et des épisodes de freezing peu ou pas sensibles au traitement dopaminergique signe un stade plus évolué où l'intervention de professionnels formés devient indispensable, qu'il s'agisse de kinésithérapeutes travaillant en ville ou en centre de rééducation où des prises en charge intensifiées sur quelques semaines peuvent être proposées. Cette variabilité phénotypique de la maladie de Parkinson nécessite la proposition de programmes individuels adaptés prenant en compte les fluctuations, les dyskinésies, la présence de troubles cognitifs, d'une apathie ou d'une dépression.

Résultats des études cliniques
Les évaluations des programmes de rééducation disponibles concernent essentiellement des protocoles de…