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Myélome et autres gammapathies monoclonales : pas mal de progrès et beaucoup d'espoirs
Jean-Paul Fermand le 20-09-18

Tout médecin d'adulte est régulièrement confronté à la découverte d'une gammapathie monoclonale. Cette éventualité est en effet très fréquente, d'autant plus que la population est âgée, allant jusqu'à concerner pas loin d'une personne sur dix après 90 ans.
Le plus souvent, le médecin peut (doit) rassurer. L'immunoglobuline (Ig) monoclonale, de découverte fortuite, correspond à une anomalie biologique nécessitant uniquement une surveillance épisodique. Même si elle est dite "de signification indéterminée", cette gammapathie monoclonale va rester stable de façon très prolongée. Sa surveillance est dominée par la répétition d'un examen simple : l'électrophorèse des protides sériques qui, dans la grande majorité des cas, est tout à fait suffisante pour suivre le taux de l'immunoglobuline monoclonale, bon indicateur de l'évolution du clone de cellules lymphocytaires B qui la produit.
Dans d'autres cas, heureusement plus rares, l'évolution des cellules clonales aboutit – ou menace d'aboutir à bref délai – au développement d'une maladie maligne avérée. Lorsque l'immunoglobuline monoclonale est une IgM, il s'agit habituellement d'une maladie de Waldenström ; dans les autres cas, beaucoup plus fréquents, il s'agit d'un myélome. Les accidents moléculaires à l'origine de l'émergence des clones anormaux sont aujourd'hui un peu mieux identifiés. À la différence des gammapathies monoclonales IgM où la même mutation du gène MyD88 est très fréquente sinon constante, les gammapathies "myélomateuses" sont hétérogènes. Elles sont caractérisées par différents types d'accidents, répartis de façon sensiblement identique au sein des myélomes avérés, des gammapathies monoclonales de signification indéterminée (GMSI ou MGUS des Anglo-Saxons) et des situations intermédiaires qui définissent les myélomes indolents. En plus, une étape de GMSI précède vraisemblablement tout myélome.
Les mécanismes maintenant un clone quiescent et ceux qui le font basculer vers le…