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Roger Salamon. Une institution totalement indépendante
Serge Cannasse le 10-03-17

Docteur en médecine et ancien élève de Normale sup', il est professeur de santé publique (Bordeaux), spécialiste de l'infection à VIH. Il préside le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) depuis son lancement, en 2007.

En quoi le HCSP est-il une institution de santé particulière ?

Il a été créé par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, en remplacement du Conseil supérieur d'hygiène publique. Mais ce n'est pas une agence de santé : il n'a ni statut ni salariés. Tous ses membres sont entièrement bénévoles. De plus, il n'est pas spécialisé dans l'évaluation des risques, mais dans leur gestion, ce qui n'est pas du tout pareil. Une fois l'estimation du risque établie, ce qui est très technique et en général très bien fait par les agences, il faut savoir comment agir : que recommander ? Quelles mesures sont réalistes ? Lesquelles sont acceptables par la population ? Quelle va être l'influence des lobbies ? etc. Le HCSP intervient à ce niveau, non pas pour décider, ce qui est l'affaire des politiques, mais pour conseiller.
Face à un risque, il y a globalement trois types de situation. Dans le premier, l'évaluation conduit presque automatiquement à une préconisation, que le ministère applique. Dans le deuxième, la décision ne va pas d'elle-même. Le ministère décide seul ou a recours à des conseils variés…