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Sommaires de la revue du praticien
oxygène
Sommeil et synucléinopathies
Anna-Laura Rassu, Lucie Barateau, Bertrand Carlander, Yves Dauvilliers le 20-07-18

Des troubles fréquents mais négligés en dépit de moyens thérapeutiques efficaces.

Les pathologies neurodégénératives dues à l'accumulation neuronale anormale d'une protéine naturelle, l'alphasynucléine, sont la maladie de Parkinson (MP), l'atrophie multisystématisée (AMS) et la démence à corps de Lewy (DCL). De nombreux troubles du sommeil sont souvent au premier plan dans ces maladies : insomnie, syndrome d'apnées du sommeil (SAS), syndrome des jambes sans repos (SJSR), trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP), hypersomnolence diurne d'origine centrale, altération du rythme circadien.
De plus, les douleurs nocturnes et le handicap moteur inhérents aux pathologies favorisent la fragmentation du sommeil. Les troubles de l'humeur, les épisodes dépressifs ou anxieux (comorbidités fréquentes) peuvent induire ou aggraver une insomnie.
Enfin, les médicaments d'action centrale interfèrent souvent avec l'organisation veille/sommeil.

Maladie de Parkinson
Quasiment tous les troubles du sommeil de la classification internationale (ICSD-3) se manifestent chez ces patients, presque toujours touchés (95 %), et sont à l'origine d'un handicap fonctionnel important. Les symptômes nocturnes et diurnes diffèrent par leurs mécanismes, donc par leurs traitements (tableau).
L'anamnèse détaillée implique le conjoint si possible. L'enregistrement polysomnographique (PSG) peut être utile surtout s'il y a somnolence ou agitation nocturne, beaucoup moins en cas d'insomnie.

Insomnie
Une majorité de parkinsoniens (37 à 81 %) s'en plaint, soit une prévalence 3 fois supérieure à celle de la population du même âge. Le trouble est d'autant plus fréquent que la maladie est avancée.
Les difficultés d'endormissement (20- 30 %) sont fréquemment associées à une anxiété et…