Traiter le psoriasis en 2018 | La Revue du Praticien
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Traiter le psoriasis en 2018
Édouard Bégon le 20-07-18

Affection inflammatoire chronique, polymorphe qui touche 2 à 3 % de la population. Prédisposition génétique dans 30 % des cas.
Évolution imprévisible, poussées induites par le stress et l'environnement : infections (surtout streptococciques), médicaments (bêtabloquants, lithium, IEC, interféron, anti-TNFα), traumatismes.
Complications : locales par surinfection, eczématisation, plus ou moins liées au traitement topique.
Entretien par des facteurs de gravité et de résistance au traitement : tabac, alcool, surpoids ou obésité.
Risque cardiovasculaire accru.
Traitement adapté à : forme clinique, étendue, gravité, retentissement, rhumatisme psoriasique associé, comorbidités.

Physiopathologie
Hyperprolifération kératinocytaire par inflammation cutanée chronique, renouvellement épidermique accéléré. Les kératinocytes synthétisent : peptides antimicrobiens, facteurs de croissance, chimiokines qui amplifient la réponse inflammatoire.
Activation des lymphocytes T naïfs (cellules dendritiques) via des cytokines pro-inflammatoires (IL-12, IL-23). Devenus des lymphocytes Th1 et Th17 effecteurs, ils produisent : interféron γ, TNFα, IL-17 et IL-22.

Diagnostic
Classiquement : plaques sèches érythématosquameuses et symétriques siégeant préférentiellement aux coudes, genoux, région lombo-sacrée et faces d'extension des membres. Lésions uniques ou plus souvent multiples. L'atteinte du cuir chevelu, courante, n'est pas alopéciante. Prurit fréquent mais rarement insomniant…