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Troubles somatoformes
Cédric Lemogne le 23-07-18

Abandonner la notion désuète de "symptômes médicalement inexpliqués".

Des symptômes physiques sans explication organique ont longtemps défini négativement les troubles dits "somatoformes". Dans la dernière édition du DSM, ce terme n'est plus employé, et les 3 principaux sont :
– le trouble à symptomatologie somatique ;
– la crainte excessive d'avoir une maladie ;
– le trouble à symptomatologie neurologique fonctionnelle.
Ainsi le premier est défini de façon positive : pensées, émotions ou comportements excessifs ou inappropriés, à l'origine d'un retentissement fonctionnel ou d'une souffrance subjective et accompagnant des symptômes physiques qui peuvent ou non être rattachés à une cause somatique identifiée.
En effet, souvent, ces troubles résultent en partie d'une focalisation de l'attention sur des sensations corporelles autrefois jugées banales mais devenues inquiétantes à la faveur d'un antécédent médical (par exemple infarctus du myocarde augmentant l'inquiétude du patient devant toute manifestation cardiorespiratoire).
Si les symptômes physiques ne sont pas en eux-mêmes pénibles ou invalidants, le diagnostic de "crainte excessive d'avoir une maladie" est alors employé, jugé à juste titre moins stigmatisant que celui d'hypocondrie.
La notion de symptômes somatiques "médicalement inexpliqués" ne demeure centrale que dans le "trouble à symptomatologie neurologique fonctionnelle", héritier de la conversion hystérique. Mais, même dans ce cas, la physiopathologie est désormais mieux connue, rendant caduque l'appellation "médicalement inexpliqué".

De quoi parle-t-on ?
Le diagnostic de trouble à symptomatologie somatique peut s'appliquer à des syndromes très…