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Utilisation festive du protoxyde d'azote: des risques majeurs!
Yannick Auffret le 20-05-19

L'inhalation festive de protoxyde d'azote, consommée pour ses effets euphorisants, peut aboutir à une véritable addiction et entraîner de graves complications.

Le protoxyde d'azote est un gaz utilisé par les médecins et les dentistes pour son effet analgésique. Il est alors mélangé à de l'oxygène et inhalé par le patient à l'aide d'un masque. Mais c'est aussi une "star montante" des soirées festives au cours desquelles certains l'inhalent pour son effet euphorisant.
Le protoxyde d'azote n'est pas uniquement un gaz médical, il est aussi utilisé par les cuisiniers par exemple, on le retrouve dans les bonbonnes de crème chantilly (où il sert de gaz propulseur dans les siphons) et dans des recettes de "cuisine moléculaire" notamment. Il est très facile d'en acheter.
Si les médecins sont assez ignorants des pratiques festives d'inhalation, ce n'est pas le cas des jeunes. Ainsi, une enquête publiée en 2003 révélait qu'en Nouvelle-Zélande 57 % des étudiants connaissaient cette pratique et que 12 % inhalaient ce gaz. Entre 2013 et 2014, une autre étude révélait qu'en Angleterre et au pays de Galles près de 6 % des 16-24 ans consommaient du protoxyde d'azote lors des festivals ou des soirées étudiantes, chiffre évalué entre 29 à 39 % en 2016 en Angleterre.
En France, on trouve facilement des vidéos sur YouTube de "délire au proto", des témoignages sur Internet racontant les soirées et l'addiction au protoxyde d'azote.
Si la pratique est mal connue du corps médical, la morbi-mortalité liée à cette utilisation festive l'est encore moins.

Des risques nombreux
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