Passé inaperçu au milieu de l’épidémie de Covid-19, le remboursement du test HPV a été officialisé le 24 mars 2020. Dans un communiqué du 2 juin, la Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale se réjouit de cette nouvelle et explique ce que ce remboursement changera pour les femmes.

 

Responsable de 3 000 nouveaux cas et 1 000 décès par an, le cancer du col de l’utérus est une priorité de santé publique. La levée du confinement permettra de reprendre les consultations médicales, le dépistage et les soins qui s’étaient limités aux cas manifestes de cancer du col des patientes hémorragiques ou dont le cancer était imminent. Le remboursement d’une nouvelle approche de dépistage du papillomavirus pour les femmes de plus de 30 ans intervient dans ce contexte : qu’est-ce que cela implique ?

Le prélèvement cervico-utérin (« frottis » en milieu liquide) permet de réaliser un examen cellulaire dit cytologique avant 30 ans (l’ancien frottis) et un test HPV après 30 ans. Le prélèvement reste donc inchangé, mais les cliniciens pourront désormais demander un test adapté à l’âge de leurs patientes : le remboursement du test HPV permettra donc à toutes les femmes de bénéficier d’un dépistage optimal !

Ce test est aussi remboursé maintenant :

– dans les situations de doute diagnostique après un frottis anormal, en accord avec les recommandations de 2016 de l’Institut national du cancer (INCa) ;

– pour la surveillance des femmes traitées pour une lésion précancéreuse, en accord avec les recommandations de 2019 de l’INCa.

L. M. A., La Revue du Praticien