La vaccination en cours de grossesse a un double objectif : protéger la femme enceinte d’infections potentiellement plus graves du fait de la grossesse (grippe, Covid- 19) et protéger le nouveau-né dès sa naissance contre des infections potentiellement sévères en période néonatale (coqueluche, virus respiratoire syncytial).
En cas de présence simultanée d’IgG et d’IgM, il est indispensable d’avoir recours à des examens complémentaires. Selon l’agent infectieux, il peut s’agir de la mesure de l’indice d’avidité des IgG et/ou de la PCR.
La PCR (polymerase chain reaction) tient une place primordiale dans le diagnostic prénatal sur liquide amniotique. Pour une sensibilité maximale de cet examen (environ 100 %), il est indispensable que le liquide amniotique soit prélevé au moins six à huit semaines après la primo-infection maternelle et à partir de la dix-huitième semaine d’aménorrhée.
La détermination du statut immunitaire doit se faire idéalement en période préconceptionnelle ou le plus précocement après le diagnostic de grossesse. Les situations dans lesquelles un contrôle sérologique est nécessaire sont très peu nombreuses.
En cas de doute sur l’interprétation du résultat de la sérologie, il est indispensable d’adresser la patiente à un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal et/ou de prendre un avis auprès d’un centre de référence*.
La prévention de la toxoplasmose congénitale repose sur le dépistage sérologique maternel, des mesures hygiénodiététiques, le traitement prophylactique en cas de primo-infection maternelle, le diagnostic anténatal, le traitement de l’infection fœtale, le traitement et le suivi des enfants ayant une toxoplasmose congénitale.
Avec une prévalence globale estimée à 0,4 % chez les nouveau-nés infectés en France, le cytomégalovirus (CMV) constitue un défi de santé publique important. L’application des mesures d’hygiène a montré son efficacité pour diminuer le nombre de primo-infections à CMV chez les femmes séronégatives en début de grossesse. Au cours d’une deuxième grossesse, lorsque le délai depuis la première grossesse est d’un an et demi chez une patiente initialement séronégative, le risque de séroconversion CMV au premier trimestre de la grossesse est estimé à 8 %.
Les arboviroses émergentes constituent un défi constant pour la pratique obstétricale dans les départements d’outre-mer, avec un potentiel risque d’extension en France métropolitaine. Les arboviroses émergentes tératogènes (virus Zika, de l’encéphalite équine vénézuélienne ou Oropouche), sont particulièrement alarmantes et justifient le développement d’une réponse internationale coordonnée, dans une approche One Health.
Toutes les patientes doivent bénéficier d’une sérologie de la syphilis dès la première consultation anténatale ; elle doit être renouvelée à 28 semaines d’aménorrhée et à l’accouchement pour les femmes à haut risque d’infection.
Des ressources en accès libre et publiées par le Groupe de recherche sur les infections pendant la grossesse (GRIG) sont disponibles en ligne (https ://www.infections-grossesse.com/) afin de guider les praticiens dans leur pratique courante.
* Liste des centres nationaux de référence : https ://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046849745
Liste des laboratoires de biologie médicale de référence : https ://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049765073