objectifs
Argumenter les principales hypothèses diagnostiques et justifier les examens complémentaires pertinents.
Argumenter les principales hypothèses diagnostiques et justifier les examens complémentaires pertinents.
Les troubles mictionnels de l’enfant sont un motif fréquent de consultation en pédiatrie. Ils peuvent être soit fonctionnels soit s’intégrer dans des pathologies malformatives et neuro­logiques. Une bonne analyse de ces troubles est indispensable afin de ne pas négliger le risque uronéphrologique et de pouvoir orienter et traiter les patients.

Cycle vésical

Le cycle vésical est composé d’une phase de continence et d’une phase de miction.
Pendant la phase de continence (ou phase de stockage), la vessie doit être compliante : elle doit se laisser distendre, à basse pression durant le remplissage vésical. Lors du remplissage vésical, l’urètre et ses sphincters lisse et strié contribuent à la continence en maintenant un tonus permanent.
Pendant la phase de miction, le complexe sphinctérien se relâche et le muscle lisse détrusorien se contracte : la vessie se vide entièrement, rapidement, à basse pression et sans poussée abdominale.
La synergie vésico-sphinctérienne est donc primordiale : le détrusor est au repos quand le sphincter est contracté et le sphincter est relâché quand le détrusor se contracte.

Innervation

Le bas appareil urinaire constitué de la vessie, de l’urètre et des sphincters a une triple innervation (tableau 1).
Certains centres encéphaliques entrent en jeu dans le comportement mictionnel, permettant notamment de déclencher la miction ou de la différer si elle n’est pas socialement acceptable.

Miction chez l’enfant : repères

Le nourrisson présente une miction automatique par contraction détrusorienne et relaxation sphinctérienne à faible volume vésical.
L’acquisition de la propreté se fait progressivement et dépend de la maturation du système nerveux, de la maturation affective de l’enfant et des relations parents-enfant. Les mictions peuvent être retardées par la contraction sphinctérienne qui va inhiber la contraction du détrusor (réflexe périnéo-détrusorien inhibiteur). Ainsi, l’enfant va acquérir une continence diurne puis nocturne, avec augmentation de la capacité vésicale.
La continence fait partie des étapes du développement de l’enfant (tableau 2).

Examen clinique

Interrogatoire

Il caractérise les troubles mictionnels et oriente le diagnostic. Les informations sont obtenues par l’interrogatoire de l’enfant, qui doit être conduit avec des termes appropriés. L’interrogatoire des parents est lui aussi informatif, mais il faut être prudent car les parents peuvent interpréter ou taire les troubles, surtout pour un premier enfant.

Antécédents

Personnels : ce sont :
malformations à risque : anomalie de l’appareil urinaire dont la dilatation du haut appareil urinaire diagnostiquée parfois en anté­natal, anomalie de la moelle épinière découverte sur les échographies prénatales ou suspectées sur l’examen du nouveau-né ;
pathologies responsables d’une hyperdiurèse dont nocturne : diabète, syndrome d’apnées du sommeil ;
signes d’alerte/de gravité : antécédent d’infection urinaire fébrile (pyélonéphrite aiguë) ou non ; altération de la fonction rénale.
Familiaux : âge tardif d’acquisition de la continence nocturne (énurésie nocturne) chez les parents et dans la fratrie.
Données relatives au développement de l’enfant : âge, sexe, scolarisation, développement psychomoteur (âge d’acquisition de la marche, âge d’acquisition de la continence diurne et nocturne).

Troubles mictionnels

Chez l’enfant, il existe une définition précise des symptômes du bas appareil urinaire d’après l’International Children’s Continence Society (ICCS) pour les enfants de plus de 5 ans...

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ?

Une discipline exigeante nécessite une information exigeante

ABONNEZ-VOUS À PARTIR DE 1€ PAR JOUR

Une discipline exigeante nécessite une information exigeante

ABONNEZ-VOUS À PARTIR DE 1€ PAR JOUR