Allergie aux acrylates des électrodes d’électrocardiogramme
Jérôme, 65 ans, diabétique bien équilibré, consulte suite à l’apparition de lésions érythémateuses et prurigineuses au niveau du thorax (figure). L’interrogatoire révèle qu’il a bénéficié d’un électrocardiogramme de dépistage la veille pour son suivi  cardiovasculaire.

Les acrylates et les méthacrylates sont des monomères pouvant faire partie de la composition des matières plastiques. Ces substances sont parfois à l’origine de dermites allergiques de contact, notamment chez les personnes qui travaillent dans l’onglerie ou la dentisterie. Les électrodes d’électrocardiogramme (ECG) peuvent aussi contenir des copolymères de polyacrylate. 

Cliniquement, un prurit est objectivé, voire des brûlures. Dans les cas extrêmes, des phlyctènes ou une urticaire sont possibles. Les manifestations cutanées sont centrées sur la zone de contact, mais, dans certains cas, ces substances sont manuportées, donnant des dermites plus étendues. Chez certains patients, les monomères en poudre ont un retentissement au niveau de la sphère ORL (rhinopharyngée) ou respiratoire.

La prise en charge repose sur l’éviction de l’allergène (il existe des électrodes d’ECG pour peaux sensibles, sans acrylates). En parallèle, le recours aux antihistaminiques et dermocorticoïdes peut réduire les manifestations cutanées. 

Pour en savoir plus
Gain M, Le Cam MT, Herve M, et al. Les acrylates et les méthacrylates : allergènes cutanés et respiratoires. Rev Fr Allergol 2018;58(3):233. 

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