L’alopécie androgénique (AAG) est la cause la plus fréquente d’alopécie diffuse chronique chez la femme, en particulier après la ménopause. Les patientes consultent le plus souvent pour une perte de volume ou une chute chronique des cheveux, avec affinement progressif.

Quel mécanisme ?

En cause : l’imprégnation androgénique du cuir chevelu. Cependant, le rôle de ces hormones chez la femme est moins clairement établi que chez l’homme.1 Il s’agirait davantage d’une hypersensibilité des follicules pileux, survenant dans un contexte de prédisposition génétique.2 Les follicules subissent une miniaturisation progressive. La tige pilaire ainsi créée devient fine, plus fragile et moins pigmentée. Au stade le plus évolué, les follicules « se vident » de leur contenu : il apparaît alors une zone sans cheveux.
Le diagnostic est clinique.1, 3 L’interrogatoire recherche des antécédents de calvitie du côté des hommes (père, frère, oncle) et des femmes. Signes principaux : l’affinement des cheveux et leur diminution en nombre. Leur diamètre est réduit, révélant progressivement le cuir chevelu sous-jacent. L’atteinte touche principalement la zone fronto-temporale, les régions temporales et occipitales étant le plus souvent épargnées (fig. 1). On distingue 3 grades de sévérité (fig. 2).1 La raie médiane est plus large en avant qu’en arrière et respecte une bande antérieure frontale (fig. 3). En dermoscopie : cheveux de diamètres hétérogènes (anisotrichie), baisse de la densité des follicules et unités folliculaires à cheveu unique. Une anisotrichie...

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