Au cours de l’enfance, 1 à 2 individus sur 3 décrivent un compagnon invisible avec qui ils peuvent converser et interagir. Cette expérience, décrite sous le terme d’ami imaginaire, est souvent rapportée par les parents. Considérée comme faisant partie du développement normal (forme particulière de jeu symbolique, de jeu de faire-semblant ou de « régulateur » émotionnel), elle est classiquement associée à davantage de créativité et à un bon pronostic cognitif et fonctionnel.1 Bien que surtout décrit en période prépubère, l’ami imaginaire peut dans 7 à 9 % des cas persister de manière bénigne à l’âge adulte sans qu’on puisse distinguer un profil particulier.
Depuis les années 2000, des travaux en psychologie développementale viennent questionner les liens de cette expérience avec l’hallucination à début précoce. En effet, ces enfants auraient...

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