Marine, 20 ans, consulte pour une dysphagie depuis 48 heures, une hyperthermie et des douleurs pharyngées importantes. Cliniquement, on note des adénopathies cervicales, et des dépôts blanchâtres au niveau des amygdales (photo).
L’angine à fausses membranes ou pseudo-membraneuse était autrefois décrite chez les patients ayant contracté la diphtérie. De nos jours, cette affection demeure exceptionnelle. De ce fait, l’angine à fausses membranes est le plus souvent en rapport avec une mononucléose infectieuse secondaire, pathologie observée fréquemment chez le sujet jeune ou l’adolescent.
Cliniquement, l’angine pseudo-membraneuse se caractérise par un feutrage extensif qui touche les amygdales, mais peut aussi concerner le voile du palais et les piliers. Ces éléments de couleur blanche sont facilement détachables. Dans la mononucléose infectieuse, d’autres manifestations cliniques doivent être recherchées. Ainsi, on objective le plus souvent des adénopathies diffuses, une splénomégalie, et une hyperthermie, mais aussi un exanthème maculeux. L’angine peut être érythémateuse, érythémato-pultacée ou pseudo-membraneuse.
En ce qui concerne le diagnostic, l’hémogramme permet d’objectiver une hyperleucocytose avec lymphocytose et monocytose. Il existe parfois une cytolyse hépatique. Le diagnostic est confirmée à la suite à la réalisation du test de mononucléose infectieuse (parfois faux positifs) ou par réaction de Paul-Bunnell-Davidsohn.
Le traitement est avant tout symptomatique, car il existe une évolution favorable spontanée, avec cependant une asthénie.
Pour en savoir plus
Troussard X, Cornet E. Syndrome mononucléosique. Orientation diagnostique. La Revue du Praticien 2009;59:1004.