Avec plus de 50 000 nouveaux cas en 2015, c’est le cancer le plus fréquent en France et la 3e cause de décès par cancer : 8 000 morts par an (formes métastatiques).
Les tumeurs métastatiques d’emblée sont plus agressives que les récidives après prise en charge d’une maladie localisée. Le cancer de la prostate métastatique (CPm) a un tropisme principalement ganglionnaire et osseux ; les atteintes viscérales sont rares et tardives dans l’histoire de la maladie, ou bien l’apanage de formes agressives peu sensibles aux traitements hormonaux.

Déprivation androgénique

Cet adénocarcinome est dépendant du signal de prolifération fourni par le récepteur aux androgènes (RA). Pour cette raison, le premier traitement des CPm est encore aujourd’hui la déprivation androgénique (DA) ou « castration », c’est-à-dire l’abolition de la sécrétion testiculaire de testostérone, obtenue généralement en France après administration sous- cutanée d’antagonistes ou d’agonistes de la LH-RH. La chute de testostéronémie a des effets immédiatement perceptibles : bouffées de chaleur, fatigue ou perte de la libido. Elle entraîne à long terme prise de poids, fonte musculaire, insulinorésistance, dyslipidémies ; hausse du risque cardiovasculaire et ostéopénie justifient des mesures hygiénodiététiques, une surveillance et parfois des traitements spécifiques. L’activité physique améliore la tolérance de la DA. Chez les sujets âgés, rechercher une majoration des troubles cognitifs.
Malgré cela, la DA est incontournable : on obtient un contrôle de la maladie dans la quasi-totalité des cas, qui persiste...

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