Maladies de l’adulte jeune, les cancers du testicule sont principalement des tumeurs germinales. De phénotype clairement malin, elles dérivent des gonocytes primordiaux, précurseurs embryonnaires des gamètes de l’adulte. D’un point de vue anatomopathologique, on distingue les séminomes purs (40 %)d’une part, et les tumeurs non séminomateuses d’autre part (60 %).
Les tumeurs non germinales (< 10 %), groupe très hétérogène, sont bénignes ou malignes, principalement issues des tissus de soutien du testicule (cellules de Sertoli et de Leydig). Elles ne sont pas abordées ici.

Facteur de risque : le cannabis !

L’incidence des tumeurs germinales du testicule (TGT) est en constante augmentation depuis plusieurs décennies dans les pays dits développés.1 En France, le nombre estimé de nouveaux cas annuels est d’environ 2 500, soit un taux d’incidence standardisé d’à peu près 7 à 8/100 000 hommes. Principaux facteurs de risque : la cryptorchidie, les antécédents personnels et familiaux de cancer du testicule, la trisomie 21 et, à un moindre degré, l’infertilité.
Selon des données récentes, la consommation précoce et régulière de cannabis favoriserait la survenue des tumeurs germinales non séminomateuses.2

Signes d’appel : surtout locaux

Classiquement, les TGT sont diagnostiquées à l’occasion de symptômes locaux (pesanteur, tension, douleur) en relation avec le développement de la masse tumorale. Une échographie systématique réalisée lors d’un bilan d’infertilité peut être une circonstance de découverte. Plus rarement, des douleurs lombaires liées à une masse ganglionnaire rétropéritonéale, une adénopathie de Troisier, ou encore une gynécomastie (par sécrétion tumorale d’hCG) font suspecter le diag­nostic chez un adulte jeune.

Un diagnostic en 3 étapes

La palpation scrotale, bilatérale et comparative, met en évidence un nodule ou une masse développée aux dépens d’un testicule (fig. 1), de consistance dure et irrégulière, et indépendante de l’épididyme (conservation du sillon épididymo­testiculaire ou signe de Chevassu).
L’échographie scrotale permet, outre de confirmer l’origine testiculaire de la masse, d’explorer le testicule controlatéral. Aspect échographique d’une TGT : nodule hypo-échogène, volontiers homogène pour les séminomes, plus hétérogène pour les tumeurs non séminomateuses.
L’orchidectomie confirme le...

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