Michel, 82 ans, consulte pour une lésion hypopigmentée au niveau de sa joue gauche (figure).
Compte tenu du caractère très infiltré de cette lésion, une biopsie a été réalisée.

Il existe trois types de carcinomes basocellulaires : nodulaire, superficiel et sclérodermiforme.  La forme sclérodermiforme est la moins fréquente : entre 3 et 5 % de l’ensemble des carcinomes basocellulaires. Cette lésion est le plus souvent mise en évidence au niveau du visage. Il semble que sa genèse soit en rapport avec une synthèse accrue de collagénase de type IV, ce qui induirait une plus grande agressivité de cette néoplasie.

Cliniquement, il s’agit d’un placard de couleur blanc-jaune aux contours mal définis – d’où la difficulté de trouver les limites de ce carcinome. Sa consistance est ferme, enchâssée dans le derme, avec une surface lisse.

Dans certains cas, il est possible d’observer des télangiectasies à sa surface ; son évolution est lente et centrifuge. En outre, du fait de sa visibilité parfois difficile, le diagnostic peut être retardé.

Concernant l’histologie, une infiltration tumorale est mise en évidence au niveau du derme avec des cloisons étroites qui se divisent en branches ; celles-ci sont constituées de plusieurs groupes de cellules ovalaires ou fusiformes avec une réaction périphérique stromale.

La prise en charge chirurgicale (exérèse totale avec contrôle des marges) demeure le traitement de choix, avec un risque de récidive non négligeable.

Pour en savoir plus
Fahmy J, Robert C. Tumeurs cutanées, épithéliales et mélaniques. Rev Prat 2018;68(9):e363-71.
Boileau M, Abi Rached H, Desmedt E, et al. Carcinome basocellulaire : quels traitements aujourd’hui ? Rev Prat (en ligne) 19 octobre 2023.

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