L’examen clinique suffit au diagnostic ou conduit à des examens complémentaires.
La topographie de l’alopécie oriente la réflexion.

Alopécie diffuse : l’interrogatoire est crucial

Période de début connue. Rechercher élément déclenchant dans les 3 mois précédents :
– accouchement, tout épisode fébrile ayant duré quelques jours, voire syndrome « pseudo-grippal » hivernal, perte de poids rapide, changement de contraception avec impact androgénique ;
– alopécie diffuse de la syphilis secondaire (3 à 6 mois après le contage ⇒ test VDRL, TPHA).
Période de début moins précise, plus ancienne, facteur déclenchant moins évident :
– penser à une carence en fer chez une femme non ménopausée (ménorragies, stérilet au cuivre) ⇒ NFS, ferritine ;
– carences alimentaires, syndrome de malabsorption, maladie de système évoqués par l’interrogatoire ou l’examen clinique ⇒ bilan nutritionnel, bilan d’auto-immunité (lupus systémique) ; exploration digestive si anémie ferriprive sans étiologie ;
– le dosage de la TSH est systématique ;
– questionner sur les pratiques cosmétiques dont les patientes ne parlent pas spontanément : lissages des cheveux, brushings traumatisants ;
– penser à une pelade diffuse, de diagnostic difficile ⇒ trichogramme.

Alopécie prédominant sur une ou plusieurs régions

Disposition évoquant une alopécie androgénétique (AAG)
– facilement reconnue...

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