Si la corticothérapie systémique reste la pierre angulaire du traitement de nombreuses affections, ses effets indésirables sont nombreux. Pour autant, les recommandations concernant leur prévention sont lacunaires, et leur application souvent hétérogène… Quelles mesures et quel suivi proposer pour prévenir ces complications et diminuer la morbidité – très lourde – qui y est associée ?

 

Actuellement, 0,75 % de la population française est traitée par une corticothérapie orale au long cours (vascularites, connectivites, patients greffés, asthmatiques…) ; ce chiffre est de 2,5 % chez les plus de 65 ans. Près de 15 % de la population est exposée chaque année à une corticothérapie systémique, et 1,8 % à une corticothérapie répétée, soit plus de 6 fois par an.

La mise en place des mesures adjuvantes aux corticothérapies de longue durée est hétérogène et dépend de la spécialité du prescripteur. En effet, une étude de cohorte réalisée en France chez des patients sous corticothérapie entre 2007 et 2014 a démontré que 61,5 % d’entre eux avaient au moins une mesure visant à prévenir/surveiller l’ostéoporose, et seul un tiers avait bénéficié d’un traitement par bisphosphonates. À ce jour en France, les seules recommandations officielles relatives aux mesures adjuvantes concernent l’ostéoporose.

Dans cet article du Dr Nicolas Belhomme et coll. (CHU de Rennes), les auteurs abordent les différentes complications associées à une corticothérapie au long cours et les mesures de prévention disponibles, en discutant leur efficacité et leur pertinence à la lumière des dernières données scientifiques disponibles. Ce travail met en évidence l’importance d’un dépistage préalable des facteurs associés à la survenue de complications et de réévaluations répétées de ces dernières sous traitement, afin de diminuer le poids très important de la morbidité qui y est associée et ainsi d’améliorer la qualité de vie.

Tableau

À lire ici :

Doumeizel PM, Ballerie A, Moreau B, et al. Effets indésirables de la corticothérapie orale au long cours.Rev Prat 2021;71(6);587-96.

Figures et tableaux