La transmission par aérosols du SARS-CoV-2 est désormais admise, les preuves s’accumulant depuis des mois ; mais, bien qu’elle préside à la mise en place de la mesure de prévention centrale qu’est le port du masque, elle n’est toujours pas considérée comme la modalité principale de transmission par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Si une telle hiérarchie est en effet difficile à établir, et la controverse par conséquent difficile à trancher, de nombreux scientifiques militent pour la reconnaissance de cette transmission comme moyen principal de diffusion du virus, avec ce qu’elle implique en termes de prévention. Ils plaident en particulier pour l’établissement d’une dichotomie claire entre les gouttelettes et les aérosols, que beaucoup d’avis officiels considèrent comme un continuum, rendant peu claires les recommandations et entravant ainsi l’efficacité des mesures de protection. 

La limite se situe à 100 μm. Au-delà, les particules de salive et de fluide respiratoire excrétées quand un individu tousse, éternue et, en moindre mesure, parle, se déplacent comme un projectile dans l’air (« gouttelettes »), et peuvent ainsi se déposer dans la bouche, les narines et les yeux de toute personne se situant à 1-2 m de la personne, mais autrement tombent aussitôt au sol. En deçà, les particules, plus légères, peuvent rester dans l’air de quelques secondes...

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