Michel, 65 ans, se plaint depuis trois mois d’un prurit intense au niveau de la plante des pieds. L’examen clinique révèle une hyperkératose (figure).
À l’interrogatoire, le patient fait coïncider le début de la survenue de ces symptômes avec l’achat d’une nouvelle paire de chaussures de sport.

La dermatite de contact allergique est une dermatose en rapport avec une réaction d’hypersensibilité retardée. Elle est fréquemment observée à la suite du port de chaussures. Plusieurs constituants peuvent être en cause : les colles, les colorants, les boucles ou œillets, les additifs, les biocides, le caoutchouc.

Cliniquement, des vésicules, un œdème et un érythème sont mis en évidence. Le prurit ou une brûlure sont constants et ces manifestations sont parfois sévères. Lorsque le phénomène se chronicise, il peut se caractériser par une hyperkératose et des fissures (flèche verte). Au niveau des plantes, une répartition en stries linéaires est fréquente.

Le diagnostic repose surla réalisation de tests épicutanés. Ici, l’allergène identifié était l’acétophénone azine. Cette substance – nouvellement utilisée dans la confection – provient de la dégradation des mousses en éthylène acétate de vinyle qui sont retrouvées dans la composition de 15 % des chaussures commercialisées. 

Le traitement repose en premier lieu sur l’éviction de l’allergène responsable. En parallèle, un dermocorticoïde de forte puissance, de préférence en pommade car les excipients sont moins allergisants, peut être prescrit à raison d’une application quotidienne durant deux à trois semaines.

Pour en savoir plus
Crepy MN, Bensefa-Colas L. Actualités des dermatites de contact professionnelles. Rev Prat 2014;64:342-348.

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