Dans cet article

Ce contenu est exclusivement réservé aux abonnés
Les cancers du sein sont diagnostiqués soit à l’occasion d’une mammographie réalisée dans le cadre du dépistage organisé, soit à la suite du repérage d’une anomalie par la femme ou son médecin : palpation d’une masse mammaire ou d’une adénopathie axillaire, présence d’une rétraction cutanée ou d’un écoulement mamelonnaire. Le diagnostic repose sur l’examen clinique, le bilan d’imagerie, qui consiste d’abord à la réalisation d’une mammographie, suivie ou non d’une échographie bilatérale et d’une échographie axillaire, et d’un bilan anatomopathologique si indiqué.
Trois méthodes de prélèvement sont possibles en fonction de l’examen clinique et des résultats de ­l’imagerie : cytoponction à l’aiguille fine échoguidée, ­microbiopsies échoguidées pour les masses visibles en échographie, macrobiopsies sous stéréotaxie pour les microcalcifications et les masses non visibles à ­l’échographie.

Facteurs pronostiques

Les principaux facteurs pronostiques sont le stade, le type histologique et le grade


Stade

L’évaluation du stade de la tumeur repose sur les 3 critères TNM (Tumor, Nodes, Metastasis) : la taille de la ­tumeur (du plus grand nodule si tumeur multifocale), l’envahissement ganglionnaire axillaire et le statut ­métastatique. Lorsque le diagnostic de cancer du sein est établi par l’examen anatomopathologique, dans la plupart des cas le bilan clinique et l’imagerie initiale sont suffisants pour une correcte évaluation de l’extension locorégionale. Cependant, dans certains cas spécifiques, un bilan d’extension locorégionale et/ou à distance est recommandé.
Un bilan locorégional par imagerie par résonance magnétique (IRM) mammaire (Haute Autorité de santé [HAS] 2010) doit être fait dans les cas suivants : patientes de moins de 40 ans en raison de une plus forte densité mammaire, présence d’une mutation BRCA avérée ou au 1er degré, haut risque familial, traitement néo-adjuvant programmé (examen recommandé), suspicion de cancers multiples en imagerie standard, ou discordance de l’évaluation tumorale entre l’examen clinique et l’imagerie standard ou entre la mammographie et l’échographie pouvant impacter l’acte chirurgical, cancer lobulaire infiltrant (option, hors recommandations de la HAS).
Le bilan d’extension à distance est indiqué en cas de diagnostic de cancer du sein infiltrant T3, T4 (ou pT3 pT4) quel que soit le statut...

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ?

Une discipline exigeante nécessite une information exigeante

ABONNEZ-VOUS À PARTIR DE 1€ PAR JOUR

Une discipline exigeante nécessite une information exigeante

ABONNEZ-VOUS À PARTIR DE 1€ PAR JOUR