Compte tenu de l’augmentation de la prévalence du diabète, de type 2 (DT2) surtout, de plus en plus de femmes en âge de procréer sont diabétiques. En raison des risques liés à une grossesse non programmée qui concernent la mère et le fœtus, il est essentiel qu’une contraception efficace soit prescrite, selon les recommandations1-4 et le choix de la patiente.
Les risques de la grossesse chez une femme ayant un diabète sont bien documentés. Le fœtus est exposé aux malformations congénitales, au décès in utero, à la macrosomie et à l’hypo­glycémie néonatale. Chez la mère, outre les risques de fausses couches, sont décrites hypertension, prééclampsie et aggravation d’une rétinopathie ou d’une néphropathie préexistante.
La prise en charge des glycémies en préconceptionnel et pendant la grossesse diminue les risques induits par cette situation nouvelle. C’est dire l’intérêt d’une programmation et donc de la contraception.

Quelles options ?

Les différentes contraceptions hormonales disponibles actuellement sont : les estroprogestatifs (EP) composés d’éthinylestradiol et d’un progestatif (de deuxième, troisième génération ou autres), administrés le plus souvent par voie orale, mais aussi par voie vaginale (anneau transdermique ou patch) ; et les progestatifs prescrits sous forme orale (microprogestatif), injectable, d’implant ou contenus dans le dispositif intra- utérin (DIU).
Les contraceptions non hormonales sont aussi largement utilisées. Il n’a pas été retrouvé plus d’infections après pose d’un DIU en cas de diabète. En dehors du DIU au cuivre qui peut être prescrit aujourd’hui chez...

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