Physiopathologie du diabète gestationnel

Apparition d’une insulinorésistance au cours du 2e trimestre de la grossesse, avec diminution de la tolérance au glucose.

Dépistage

En cas de présence d’au moins un des facteurs de risque suivants :
–surpoids ;
– âge > 35 ans ;
– antécédent de diabète chez un membre de la famille au premier degré ;
­– antécédent de macrosomie ou de diabète gestationnel.
Une glycémie à jeun est réalisée en fin de premier trimestre.
Si la glycémie à jeun est > 0,92 g/L, une prise en charge est proposée. Sinon, une hyperglycémie provoquée par voie orale est réalisée entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée avec 75 g de glucose et mesure de la glycémie à jeun, à une heure et à deux heures.
Un diabète est diagnostiqué si une valeur est pathologique :
– glycémie à jeun > 0,92 g/L ou 5,1 mmol/L
– ou glycémie à 1 h > 1,80 g/L ou 10 mmol/L
– ou glycémie à 2 h > 1,53 g/L ou 8,5 mmol/L.

Complications associées au diabète gestationnel

Complications maternelles

À court terme : hypertension artérielle gravidique, prééclampsie, césarienne.
À long terme : diabète de type 2, syndrome métabolique, pathologie cardiovasculaire, récidive du diabète gestationnel lors d’une grossesse ulté­rieure.

Complications fœtales

À court terme : macrosomie, hypo­glycémies.
À long terme, obésité, diabète de type 2, allergies et troubles autistiques.

Prise en charge

Elle est multidisciplinaire.
Éducation thérapeutique avec prise en charge diététique et maintien d’une activité physique adaptée à la grossesse.
Autosurveillance par glycémies capillaires pluriquotidiennes pré- et postprandiales (objectifs : 0,95 g/L à jeun et 1,20 g/L à 2 h).
Instauration d’une insulinothérapie si les objectifs glycémiques ne sont pas atteints.
En fin de grossesse : en cas de diabète gestationnel bien équilibré par le régime seul ou par l’insuline, et sans macrosomie fœtale, prise en charge identique à celle d’une grossesse sans diabète gestationnel. En cas de diabète gestationnel mal équilibré ou avec retentissement fœtal (macrosomie), proposition d’induire le travail à 39 semaines d’aménorrhée.
Dans le post-partum : poursuite des règles hygiénodiététiques. Arrêt de l’insuline si elle avait été instaurée. Dépistage ultérieur du diabète de type 2.