Rémy, 59 ans, consulte pour une lésion au niveau du cuir chevelu apparue depuis quelques mois et attribuée à un herpès ; plusieurs traitements antirétroviraux ont été tentés, sans succès. L’examen met en évidence un placard maculo-papuleux et érythémateux avec quelques éléments pustuleux (figure). Une biopsie est effectuée et conclut à une folliculite chronique non cicatricielle à Cutibacterium acnes

Les folliculites chroniques non cicatricielles se divisent en quatre classes selon l’agent infectieux en cause : folliculites à Malassezia, à Demodex, à Cutibacterium acnes, ou à bactéries Gram négatif, assez rares. 

Cliniquement, les folliculites à Cutibacterium acnes se caractérisent par des pustules centrées sur les follicules pileux. Disposées sur une base érythémateuse, elles sont parfois associées à un prurit. Elles sont observées le plus souvent chez des hommes, quarantenaires, et sont localisées préférentiellement dans la région pariéto-occipitale. 

Sur le plan anatomopathologique, des pustules ostiales avec des polynucléaires neutrophiles sont objectivées.

La prise en charge n’est pas clairement codifiée ; il est possible de recourir à des topiques locaux (érythromycine, peroxyde de benzoyle) avec une efficacité parfois limitée. Les tétracyclines et l’érythromycine sont plus efficaces par voie orale, mais une récidive est possible à l’arrêt du traitement. Enfin, l’isotrétinoïne per os durant plusieurs mois à faible dose (5 mg/j) peut également être envisagée.

Pour en savoir plus
Matard B. Conduite à tenir face à une folliculite chronique du cuir chronique non cicatricielle du cuir chevelu de l’adulte. Ann Dermatol Vénéréol FMC 2023;3(3):213-8.

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