Dans cet article

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objectifs
Diagnostiquer et traiter une gale et une pédiculose.
Connaître la conduite à tenir devant un cas contact et en cas d’épidémie.
Les ectoparasitoses sont des infestations dues à un parasite externe vivant à la surface de son hôte (ex : gale, pédiculose, punaise…).

Gale humaine

Épidémiologie-Parasitologie

La gale est l’ectoparasitose humaine la plus fréquente en France.Elle est due à un acarien, Sarcoptes scabiei var. hominis, parasite de réservoir humain obligatoire, vivant dans la couche cornée de l’épiderme.
La gale est une dermatose cosmopolite contagieuse. Elle représente un problème de santé publique mondial en raison de son incidence élevée. En France, elle semble en recrudescence depuis plusieurs années, même si son incidence est difficile à calculer de manière précise.
La transmission de la gale se fait le plus souvent par contact direct de peau à peau. À ce titre, la gale est considérée comme une infection sexuellement transmissible (« tout prurit conjugal est une gale »). La contamination indirecte par les vêtements, la literie ou le linge de toilette est beaucoup moins fréquente, sauf dans les formes à forte charge parasitaire (gale hyperkératosique ou profuse). La gale survient par petites épidémies, notamment en hôpital, établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), foyer d’accueil, écoles/crèches, mais aussi au sein du cercle familial.
Le cycle parasitaire dure environ 20 jours. La femelle pénètre dans la couche cornée, y creuse un sillon et y pond 3 à 5 œufs par jour. La durée d’incubation moyenne est de 3 semaines (mais peut être plus courte en cas de réinfestation).
La charge parasitaire est habituellement faible dans les formes classiques de gale (entre 10 et 20 acariens/personne), sauf dans les formes hyperkératosiques et profuses, où elle peut être beaucoup plus importante.

Diagnostic clinique

Le diagnostic de la gale est essentiellement clinique.
Le symptôme principal est un prurit à recrudescence nocturne, volontiers à caractère familial ou conjugal. Il est accompagné de lésions de grattage aspécifiques de topographie caractéristique :
  • espaces interdigitaux ;
  • face antérieure des poignets et des avant-bras ;
  • plis des coudes ;
  • ombilic ;
  • faces internes des cuisses et organes génitaux externes ;
  • fesses ;
  • mamelons et aréoles mammaires ;
  • épargne le visage et le dos.
À ce prurit s’associent des lésions spécifiques inconstantes situées dans les mêmes zones :
  • sillons scabieux (fig. 1), qui correspondent au trajet des acariens femelles. Ils prédominent au niveau des espaces interdigitaux et des faces antérieures des poignets. Longs d’une dizaine de millimètres, ils contiennent des œufs et présentent à une de leur extrémité une petite papule correspondant au siège...

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