Pour cette campagne 2026 - 2027 contre la grippe et la Covid, les médecins, sages-femmes, infirmiers et centres de santé sont autorisés à détenir des doses de vaccins sur leur lieu d’exercice. Que faut-il savoir en pratique ?

La campagne de vaccination contre la grippe et le Covid a débuté le 13 octobre 2026, selon les modalités décrites dans notre article du 29 septembre.

Nouveauté cette année : les professionnels concernés peuvent désormais s’approvisionner en vaccins et les stocker. Cette possibilité est encadrée par un décret précisant les conditions d’approvisionnement et de détention et par un arrêté fixant les règles de facturation et les modalités de rémunération.

En pratique

Selon le décret, les doses de vaccin grippe et Covid détenues par les professionnels de santé ne peuvent pas être administrées qu’aux personnes ciblées par les recommandations vaccinales du calendrier en vigueur .

Les médecins, sages-femmes, infirmiers et centres de santé doivent s’approvisionner auprès des pharmacies d’officine. Pour cela, ils doivent émettre un bon de commande à usage professionnel.

Le transport et le stockage des vaccins sont placés sous la responsabilité des professionnels ou des centres de santé (respect de la chaîne du froid). La conservation doit se faire dans une enceinte réfrigérée, avec enregistrement et monitorage de la température.

En ce qui concerne la facturation, selon la Fédération nationale des infirmiers, les professionnels doivent avancer le coût des vaccins contre la grippe commandés à la pharmacie. Ils peuvent facturer à l’Assurance maladie, en complément de l’acte de vaccination, une majoration dont le montant et le code dépendent du vaccin : SKB pour les vaccins « standards » contre la grippe et SKC pour ceux « hautement dosés », avec une majoration égale au prix de vente au public TTC du vaccin administré ; SKA pour les vaccins Covid issus du stock constitué par l’État, avec une majoration de 0,02 euros, jusqu’à épuisement de ce stock.

Enfin, l’acte doit être tracé dans le carnet de santé, le carnet de vaccination et le dossier médical partagé. Les sages-femmes et les infirmiers doivent en informer le médecin traitant.

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