Bactérie à Gram négatif, de forme hélicoïdale, mesurant environ 3 microns de long, munie de 4 à 6 flagelles. Fixée sur les cellules épithéliales grâce à des protéines (adhésines), elle sécrète une uréase qui transforme l’urée en ammoniac, neutralisant l’acidité gastrique, détériorant les cellules épithéliales de l’estomac (fig. 1).1
Très commune dans l’estomac humain. Seule bactérie capable de résister à un environnement acide.
Responsable de 80 % des ulcères gastroduodénaux.

Infection très fréquente

Environ la moitié de la population mondiale est infestée, avec de grandes variations selon les âges et les pays (fig. 2). Surtout dans les pays en voie de développement en fonction des conditions locales d’hygiène.2 En France, prévalence = 5 % chez l’enfant et 50 % après 60 ans. En moyenne, 15 à 30 % dans la population.

Aux États-Unis, plus de 50 % des sujets concernés ont plus de 60 ans contre 20 % chez les moins de 40 ans. Après infestation : risque de 3 % de faire un cancer gastrique et de 10 à 15 % un ulcère gastroduodénal. Le rôle de H. pylori a été évoqué dans différentes pathologies neurologiques (Alzheimer, Parkinson), dermatologiques (rosacée, urticaire chronique), hématologiques...

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ?

Une discipline exigeante nécessite une information exigeante

ABONNEZ-VOUS À PARTIR DE 1€ PAR JOUR