Son livre ne se contente pas de décrire l’urgence médicale, il en révèle l’envers : l’organisation minutieuse qui permet de sauver des vies, la charge émotionnelle de ceux qui annoncent une mort, et cette étrange fraternité qui naît entre les différentes équipes de secours face à l’adversité.
Mais le plus frappant dans ce témoignage, c’est ce mélange de réalisme et d’humanité. Non, l’auteur ne tombe pas dans l’idéalisation ; il parle avec sincérité de la peur, de la fatigue, mais aussi de la solidarité et de la résilience. Il évoque aussi avec pudeur la difficulté de vivre avec ces souvenirs, entre le poids des vies perdues et la fierté d’avoir tout donné pour en sauver d’autres.
De sang et d’or est un livre qui marque, qui fait réfléchir sur notre rapport à la mort, à la souffrance, et à ceux qui, chaque jour, choisissent de les affronter pour nous protéger.
C. A.
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