Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont la 1re cause de mortalité chez la femme (30 % des cas vs 25,1 chez l’homme) : en France, elles sont responsables de 51,4 décès pour 100 000 individus de 35 à 74 ans, dont 11,9 sont liés à la maladie coronaire.1 L’analyse des registres français FAST-MI de 1995 à 2010 montre une augmentation significative de la proportion de patientes jeunes (< 60 ans), victimes d’un infarctus du myocarde (IDM) :2 moins de 10 % en 1995, elles représentent plus de 20 % des infarctus féminins en 2010. Près de 40 % des personnes admises dans les unités de soins intensifs pour un syndrome coronaire aigu sont de sexe féminin.
Si les MCV affectent plus volontiers les hommes, depuis 30 ans l’incidence tend à diminuer dans la population masculine alors qu’elle reste stable chez les femmes. Le BEH du 8 mars 2016 rapporte une forte croissance, entre 2008 et 2013, des taux d’hospitalisation pour infarctus chez les femmes de moins de 65 ans en France.
En outre, les complications sont plus fréquentes et le pronostic moins bon. Si la mortalité de l’IDM à 30 jours ne cesse de diminuer (13,7 % en 1995 et 4,4 % en 2010), cette décroissance n’est pas homogène selon le sexe : elle a chuté de 9,8 à 2,6 % chez les hommes et de 23,7 à 9,8 % chez les femmes.2
Lorsque l’on analyse les décès hospitaliers, soit au 3e-4e jour au décours de l’IDM, le sexe féminin a un sur-risque de mortalité (multiplié par 1,8) indépendamment de l’âge, des facteurs de risque, des comorbidités, des délais de la prise en charge et du type de reperfusion.3

Facteurs de risque : Plus nombreux

La maladie coronaire est plus tardive – 5 à...

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