Le kératoacanthome est considéré comme un type de carcinome épidermoïde dont le potentiel de malignité est faible. Il touche les patients de plus de 50 ans à phototype clair. Plusieurs facteurs favorisants sont incriminés : photo-exposition intense, infection à papillomavirus (HPV), exposition à certaines substances chimiques (arsenic…).
Cliniquement, les kératoacanthomes apparaissent au niveau du cou, de la partie supérieure du thorax, des mains, bras et avant-bras, et des jambes. Ils évoluent en trois phases : prolifération, maturité et résorption. Typiquement, la lésion se caractérise par un nodule de couleur chair se développant très rapidement (phase de prolifération, parfois douloureuse). Au centre, un bouchon kératosique est mis en évidence ; il peut s’agir d’une dépression centrale prenant l’aspect d’un volcan. Le diamètre d’un kératoacanthome varie entre 0,5 et 2 cm.
La prise en charge repose, en premier lieu, sur l’analyse anatomopathologique de la tumeur. Même si le diagnostic semble évident, des formes invasives de carcinomes épidermoïdes peuvent prendre le même aspect, raison pour laquelle l’exérèse chirurgicale est indispensable.