Georges, 72 ans, amateur de randonnée, consulte pour une lésion rouge et limitée apparue au niveau de la base de sa joue droite. 
L’examen clinique révèle un entrelacs de télangiectasies délimitant une zone circulaire (figure). Au centre de cette formation, quelques squames sont observées. Une biopsie est réalisée.  

 La kératose actinique est fréquente (entre 3 et 5 millions de personnes en France). Elle atteint les patients ayant eu une exposition solaire importante, généralement après 40 ans, et siège le plus souvent au niveau des zones photoexposées  : face (oreilles, mains, cuir chevelu, visage), cou, membres inférieurs. 

Sur le plan clinique, il est possible d’observer initialement des placards érythémateux ou, comme ici, des télangiectasies. Par la suite, des squames fines apparaissent puis s’épaississent, induisant une adhésion plus importante au plan cutané. Dans certains cas, les squames prennent un aspect de croûte, voire de véritable corne. Ces lésions peuvent évoluer secondairement en carcinome épidermoïde (environ 20  % des cas). Il est donc nécessaire de bien les identifier et de suivre leur évolution clinique.  

Le traitement des formes pauci-lésionnelles repose sur plusieurs options  : 

  • la cryothérapie, qui est le traitement de première intention  ;

  • le recours au 5 -fluorouracile ou à l’imiquimod est également possible en seconde intention.  


En parallèle, il est fondamental de rappeler l’importance de la protection solaire lors de sorties en plein air.  

En outre, il faut insister sur l’intérêt d’une surveillance dermatologique annuelle chez ces patients à risque (les récidives sont fréquentes).

Pour en savoir plus
Brunet Possenti F, Descamps V. Kératoses actiniques. Rev Prat Med Gen 2016;30(957):206-7. 

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