Pour répondre, l’auteur balaye tous ses pans, avec force illustrations littéraires et philosophiques : il évoque, dans les premiers chapitres, et de façon pragmatique, les méthodes de mesure, la physiologie et la psychologie.
Puis, il interroge les liens entre fatigue et travail : deux notions initialement antinomiques puis associées, ayant permis d’établir la nécessité du repos pour les travailleurs au moment de la Révolution industrielle.Inévitablement, parler de fatigue impose de parler de sommeil. Sommeil qui est, aujourd’hui et pour de multiples raisons, de durée et de qualité toujours plus altérées (sempiternels écrans…).
Les deux dernières parties sont consacrées, pour l’une à la fatigue et à la modernité (modernité pensée comme « une machine à épuiser » dans une ambiguïté entre « élan vers le futur » et « rémanences historiques et culturelles collectives et individuelles ») et, pour l’autre, à la phatique de la fatigue pour un abord linguistique (et humoristique) du phénomène.
À la lecture de ce court mais complet traité, il devient évident que la fatigue se situe à la croisée de plusieurs disciplines qui, alliées, doivent en permettre une vision différente, une meilleure compréhension et probablement une approche optimisée.
K. D.
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