Mutations, variants, mutations de variants… depuis plusieurs semaines, ces mots font la une des médias. Que sait-on à ce jour sur leur impact sur la pandémie, les réinfections, l’efficacité des vaccins ? Synthèse rapide pour s’y retrouver.

 

 

Quelles sont les caractéristiques de ces variants ? 

Les variants les plus préoccupants actuellement – le variant « anglais » ou 501Y.V1 (UK – lignage B.1.1.7), le « sud-africain » 501Y.V2 (SA – lignage B.1.351) et le « brésilien » 501Y.V3 (BR – P1 et P2) – ont un ensemble de mutations au niveau de la protéine S (Spike), qui est la cible principale de la réponse immunitaire. Leur point commun ? Ils ont tous une mutation en position 501 (N501Y) qui entraîne une augmentation de leur transmissibilité. En revanche, seuls les variants sud-africain et brésiliens ont en plus la mutation E484K, qui est particulièrement inquiétante car associée à un échappement immunitaire (v. ci-dessous).

Il est intéressant d’observer que leur émergence est survenue de façon quasi-simultanée dans différentes régions de la planète, suggérant qu’il s’agit de la réponse évolutive du SARS-CoV-2 à une pression sélective. En effet, le variant brésilien est apparu dans la ville de Manaus, où plus de 66 % de la population aurait été infectée. Le variant anglais se serait développé chez un...

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