Un homme de 25 ans consulte pour des symptômes respiratoires incluant une dyspnée, une orthopnée et une toux, accompagnés de l’apparition concomitante de lésions papulo-nodulaires thoraciques.
Le patient a des antécédents familiaux de néoplasies, et pour antécédent personnel un lymphome de Hodgkin stade IV selon la classification d’Ann Arbor, diagnostiqué un an auparavant. Il a reçu initialement quatre cures de Gem-OX (gemcitabine-oxaliplatine), suivies de quatre cures d’ABVD (adriamycine, bléomycine, vinblastine et dacarbazine), avant d’être perdu de vue.
L'examen clinique met en évidence des lésions papulo-nodulaires érythémato-violacées, indurées, non douloureuses et légèrement prurigineuses, surmontées de fines squames blanchâtres, mesurant entre 0,3 et 3 cm, localisées sur la partie médiane du thorax, en péri-mamelonnaire et s’étendant vers le dos (fig. 1). Par ailleurs, un examen physique révèle des polyadénopathies bilatérales cervicales, axillaires et inguinales, ainsi que les signes cliniques d’un épanchement pleural.
L’examen dermoscopique retrouve des zones jaunâtres entourées d’un halo érythémateux, lui-même bordé par une desquamation fine (fig. 2).
Le bilan biologique objective un syndrome inflammatoire (CRP à 90 mg/L, VS à 35 mm), une anémie normochrome normocytaire (Hb à 11 g/dL), une lymphopénie à 600/µL, une thrombocytose à 624 000/µL et une élévation du taux de LDH à 505 UI/L.
Une radiographie thoracique met en évidence un épanchement pleural bilatéral abondant, nécessitant un drainage itératif. L’analyse du liquide pleural révèle un transsudat riche en lymphocytes, stérile et sans cellules tumorales.Un scanner cervico-thoraco-abdomino-pelvien (CTAP) confirme la progression de la maladie, avec une augmentation en taille et en nombre des adénopathies sus- et sous-diaphragmatiques, la présence de nodules spléniques, un épanchement pleural bilatéral et une ascite de grande abondance.
Une biopsie cutanée révèle un infiltrat dermique diffus composé de grandes cellules atypiques d’aspect lymphoïde non épidermotrope sur un fond granulomateux diffus (fig. 3). L’analyse immunohistochimique, quant à elle, met en évidence des cellules tumorales exprimant les anticorps anti-CD30 et anti-Pax5 (fig. 4), avec une négativité pour les anticorps anti-CD15, anti-CD20 et anti-EBV/LMP- 1.
La prise en charge thérapeutique consiste en l’instauration du protocole DHAP (dexaméthasone, cytarabine et cisplatine). Une régression des lésions cutanées est observée après trois cures, avec une diminution du nombre et de la taille des lésions (fig. 5). Le scanner de contrôle suggère une réponse partielle.
Un homme de 25 ans consulte pour des symptômes respiratoires incluant une dyspnée, une orthopnée et une toux, accompagnés de l’apparition concomitante de lésions papulonodulaires thoraciques.
Le patient a des antécédents familiaux de néoplasies, et pour antécédent personnel un lymphome de Hodgkin stade IV selon la classification d’Ann Arbor, diagnostiqué un an auparavant. Il a reçu initialement quatre cures de Gemox (gemcitabine-oxaliplatine), suivies de quatre cures d’ABVD (adriamycine, bléomycine, vinblastine et dacarbazine), avant d’être perdu de vue.
L’examen clinique met en évidence des lésions papulonodulaires érythémato-violacées, indurées, non douloureuses et légèrement prurigineuses, surmontées de fines squames blanchâtres, mesurant entre 0,3 et 3 cm, localisées sur la partie médiane du thorax, en périmamelonnaire et s’étendant vers le dos (fig. 1). Par ailleurs, l’examen physique révèle des polyadénopathies bilatérales cervicales, axillaires et inguinales ainsi que les signes cliniques d’un épanchement pleural.
L’examen dermoscopique retrouve des zones jaunâtres entourées d’un halo érythémateux, lui-même bordé par une desquamation fine (fig. 2).
Le bilan biologique objective un syndrome inflammatoire (CRP à 90 mg/L, VS à 35 mm), une anémie normochrome normocytaire (Hb à 11 g/dL), une lymphopénie à 600/µL, une thrombocytose à 624 000/µL et une élévation du taux de LDH à 505 UI/L.
Une radiographie thoracique met en évidence un épanchement pleural bilatéral abondant, nécessitant un drainage itératif. L’analyse du liquide pleural révèle un transsudat riche en lymphocytes, stérile et sans cellules tumorales.
Un scanner cervico-thoraco-abdomino-pelvien confirme la progression de la maladie, avec une augmentation en taille et en nombre des adénopathies sus- et sous-diaphragmatiques, la présence de nodules spléniques, un épanchement pleural bilatéral et une ascite de grande abondance.
Une biopsie cutanée révèle un infiltrat dermique diffus composé de grandes cellules atypiques d’aspect lymphoïde non épidermotrope sur un fond granulomateux diffus (fig. 3). L’analyse immunohistochimique met en évidence des cellules tumorales exprimant les anticorps anti-CD30 et anti-Pax- 5 (fig. 4), avec une négativité pour les anticorps anti-CD15, anti-CD20 et anti-EBV/LMP- 1.
La prise en charge thérapeutique consiste en l’instauration du protocole DHAP (dexaméthasone, cytarabine et cisplatine). Une diminution du nombre et de la taille des lésions cutanées est observée après trois cures (fig. 5). Le scanner de contrôle suggère une réponse partielle.
Le patient a des antécédents familiaux de néoplasies, et pour antécédent personnel un lymphome de Hodgkin stade IV selon la classification d’Ann Arbor, diagnostiqué un an auparavant. Il a reçu initialement quatre cures de Gem-OX (gemcitabine-oxaliplatine), suivies de quatre cures d’ABVD (adriamycine, bléomycine, vinblastine et dacarbazine), avant d’être perdu de vue.
L'examen clinique met en évidence des lésions papulo-nodulaires érythémato-violacées, indurées, non douloureuses et légèrement prurigineuses, surmontées de fines squames blanchâtres, mesurant entre 0,3 et 3 cm, localisées sur la partie médiane du thorax, en péri-mamelonnaire et s’étendant vers le dos (fig. 1). Par ailleurs, un examen physique révèle des polyadénopathies bilatérales cervicales, axillaires et inguinales, ainsi que les signes cliniques d’un épanchement pleural.
L’examen dermoscopique retrouve des zones jaunâtres entourées d’un halo érythémateux, lui-même bordé par une desquamation fine (fig. 2).
Le bilan biologique objective un syndrome inflammatoire (CRP à 90 mg/L, VS à 35 mm), une anémie normochrome normocytaire (Hb à 11 g/dL), une lymphopénie à 600/µL, une thrombocytose à 624 000/µL et une élévation du taux de LDH à 505 UI/L.
Une radiographie thoracique met en évidence un épanchement pleural bilatéral abondant, nécessitant un drainage itératif. L’analyse du liquide pleural révèle un transsudat riche en lymphocytes, stérile et sans cellules tumorales.Un scanner cervico-thoraco-abdomino-pelvien (CTAP) confirme la progression de la maladie, avec une augmentation en taille et en nombre des adénopathies sus- et sous-diaphragmatiques, la présence de nodules spléniques, un épanchement pleural bilatéral et une ascite de grande abondance.
Une biopsie cutanée révèle un infiltrat dermique diffus composé de grandes cellules atypiques d’aspect lymphoïde non épidermotrope sur un fond granulomateux diffus (fig. 3). L’analyse immunohistochimique, quant à elle, met en évidence des cellules tumorales exprimant les anticorps anti-CD30 et anti-Pax5 (fig. 4), avec une négativité pour les anticorps anti-CD15, anti-CD20 et anti-EBV/LMP- 1.
La prise en charge thérapeutique consiste en l’instauration du protocole DHAP (dexaméthasone, cytarabine et cisplatine). Une régression des lésions cutanées est observée après trois cures, avec une diminution du nombre et de la taille des lésions (fig. 5). Le scanner de contrôle suggère une réponse partielle.
Un homme de 25 ans consulte pour des symptômes respiratoires incluant une dyspnée, une orthopnée et une toux, accompagnés de l’apparition concomitante de lésions papulonodulaires thoraciques.
Le patient a des antécédents familiaux de néoplasies, et pour antécédent personnel un lymphome de Hodgkin stade IV selon la classification d’Ann Arbor, diagnostiqué un an auparavant. Il a reçu initialement quatre cures de Gemox (gemcitabine-oxaliplatine), suivies de quatre cures d’ABVD (adriamycine, bléomycine, vinblastine et dacarbazine), avant d’être perdu de vue.
L’examen clinique met en évidence des lésions papulonodulaires érythémato-violacées, indurées, non douloureuses et légèrement prurigineuses, surmontées de fines squames blanchâtres, mesurant entre 0,3 et 3 cm, localisées sur la partie médiane du thorax, en périmamelonnaire et s’étendant vers le dos (fig. 1). Par ailleurs, l’examen physique révèle des polyadénopathies bilatérales cervicales, axillaires et inguinales ainsi que les signes cliniques d’un épanchement pleural.
L’examen dermoscopique retrouve des zones jaunâtres entourées d’un halo érythémateux, lui-même bordé par une desquamation fine (fig. 2).
Le bilan biologique objective un syndrome inflammatoire (CRP à 90 mg/L, VS à 35 mm), une anémie normochrome normocytaire (Hb à 11 g/dL), une lymphopénie à 600/µL, une thrombocytose à 624 000/µL et une élévation du taux de LDH à 505 UI/L.
Une radiographie thoracique met en évidence un épanchement pleural bilatéral abondant, nécessitant un drainage itératif. L’analyse du liquide pleural révèle un transsudat riche en lymphocytes, stérile et sans cellules tumorales.
Un scanner cervico-thoraco-abdomino-pelvien confirme la progression de la maladie, avec une augmentation en taille et en nombre des adénopathies sus- et sous-diaphragmatiques, la présence de nodules spléniques, un épanchement pleural bilatéral et une ascite de grande abondance.
Une biopsie cutanée révèle un infiltrat dermique diffus composé de grandes cellules atypiques d’aspect lymphoïde non épidermotrope sur un fond granulomateux diffus (fig. 3). L’analyse immunohistochimique met en évidence des cellules tumorales exprimant les anticorps anti-CD30 et anti-Pax- 5 (fig. 4), avec une négativité pour les anticorps anti-CD15, anti-CD20 et anti-EBV/LMP- 1.
La prise en charge thérapeutique consiste en l’instauration du protocole DHAP (dexaméthasone, cytarabine et cisplatine). Une diminution du nombre et de la taille des lésions cutanées est observée après trois cures (fig. 5). Le scanner de contrôle suggère une réponse partielle.
Références
1. Barber NA, Bierman PJ. Recognizing unusual manifestations of Hodgkin lymphoma. Curr Hematol Malig Rep 2012;7(3):186-92.
2. Cavailhes A, Begon E, Benkaidali M, et al. Révélation d’un lymphome de Hodgkin par des ulcérations cutanées thoraciques antérieures. Annales de Dermatologie et de Vénéréologie 2005;132:205-8.
3. Tassies D, Sierra J, Montserrat E, et al. Specific cutaneous involvement in Hodgkin’s disease. Hematol Oncol 1992;10(2):75-9.
4. Hakkou D, Belefqih I, Sabri S, et al. Primary cutaneous Hodgkin’s lymphoma: An extremely rare entity. Cureus 2021;13(11):e19272.
2. Cavailhes A, Begon E, Benkaidali M, et al. Révélation d’un lymphome de Hodgkin par des ulcérations cutanées thoraciques antérieures. Annales de Dermatologie et de Vénéréologie 2005;132:205-8.
3. Tassies D, Sierra J, Montserrat E, et al. Specific cutaneous involvement in Hodgkin’s disease. Hematol Oncol 1992;10(2):75-9.
4. Hakkou D, Belefqih I, Sabri S, et al. Primary cutaneous Hodgkin’s lymphoma: An extremely rare entity. Cureus 2021;13(11):e19272.
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