L’hidradénite suppurée (HS) est une dermatose inflammatoire chroni­que, définie par les critères suivants (2009) :
– lésions typiques : nodules profonds douloureux ou abcédés, trajets fistuleux, cicatrices fibreuses en pont et comédons ouverts ;
– dans les régions axillaires, mammaires, inguinales, périnéo-fessière ;
– atteintes chroniques et récurrentes.
Aucun examen complémentaire n’est utile. Malgré ces caractéristiques bien établies, le délai diagnostique moyen est long, de l’ordre de 8 ans. Cette discordance peut être expliquée par une fréquence élevée des formes peu sévères et par une mauvaise connaissance de l’HS par la communauté médicale.
La prévalence serait de 1 % en population générale. Le sex-ratio est de 1 homme pour 3,3 femmes. L’âge moyen de début est 22,1 ans et la durée moyenne d’activité de la maladie est de 18,8 ans. Elle tend à être moins agressive après la ménopause. Dans 2 études cas-témoins françaises, le tabagisme et le surpoids étaient significativement associés à l’HS. Un lien avec le syndrome métabolique est rapporté. De plus, la prévalence des consommateurs de cannabis serait de 34 % dans la population HS versus 11,6 % dans le groupe contrôle (patients atteints de psoriasis).1

Une hétérogénéité clinique

Les lésions précoces sont des nodules douloureux isolés pouvant s’abcéder (fig. 1). La répétition de poussées inflammatoires est responsable de cicatrices hypertrophiques et fibreuses en pont, de trajets fistuleux et de comédons ouverts (fig. 2). Lésions non typiques : folliculite,...

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