Le mamelon du jogger est une pathologie fréquente, observée chez 2 à 16,3 % des coureurs.
Plusieurs facteurs sont en cause : la durée de la course (les marathoniens sont plus impactés que les autres), les conditions climatiques extrêmes (humidité ou sécheresse importante), le sexe du patient (l’absence de port de soutien-gorge ou de brassière est favorisant).
Cliniquement, il se manifeste par un endolorissement, une irritation, et parfois une douleur vive au niveau des mamelons. Un érythème inflammatoire peut être constaté au niveau de la région aréolaire, voire des fissures et des saignements.
À l’issue de la course, des croûtes ou une hyperkératose peuvent être à l’origine d’une gêne du fait du caractère infiltratif des lésions. Chez certains patients, un trouble pigmentaire peut persister.
La prise en charge préventive est l’élément cardinal. Il convient ainsi de favoriser le port de tee-shirts serrés lors des courses, d’éviter les textiles à l’origine d’éventuels frottements, d’appliquer de la vaseline ou du sparadrap sur les mamelons et de préconiser le port d’un soutien-gorge pour les femmes.
À titre curatif, les topiques locaux à base d’acide hyaluronique, les émollients et les pansements gras sont utilisés, après nettoyage soigneux à l’eau et au savon puis séchage des lésions.