Service de pancréatologie et oncologie digestive, hôpital Beaujon, Clichy, AP-HP, Université Paris Cité, INSERM - UMR 1149, Centre de référence national des maladies rares du pancréas, France
Le diagnostic de pancréatite chronique repose sur la réalisation d’un scanner et d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) pancréatique afin d’éliminer les diagnostics différentiels.
Les tumeurs intracanalaires et mucineuses du pancréas constituent un diagnostic différentiel de la pancréatite chronique.
La douleur est une complication fréquente (90 %), dont la prise en charge est complexe. Toutes les alternatives thérapeutiques doivent être considérées, pour éviter la prescription d’opiacés au long cours.
La prise en charge des patients avec une pancréatite chronique doit être holistique sans omettre la composante sociale et psychologique.
Différents causes et facteurs de risque de pancréatite chronique coexistent dans plus de deux tiers des cas.
L’alcoolisme chronique est impliqué dans près de 80 % des cas en France. Le tabagisme est un facteur de risque indépendant de pancréatite chronique.
L’insuffisance pancréatique exocrine nécessite une supplémentation enzymatique à vie et un suivi biologique semestriel pour limiter les carences en vitamines et oligoéléments.
L’ostéopénie et l’ostéoporose sont des complications fréquentes (pour deux tiers des patients), notamment en cas d’insuffisance pancréatique exocrine.
La dénutrition, fréquente, doit être systématiquement recherchée et prise en charge au cours de la pancréatite chronique.
La pancréatite chronique est un facteur de risque d’adénocarcinome du pancréas. Cependant, les indications de dépistage systématique restent limitées aux formes génétiques.