Pour introduire le propos des approches complémentaires, une réflexion sur le care et le cure peut être proposée : care et cure seraient-ils aussi antinomiques que cela ? Le terme cure se traduit en français par « guérir », « traiter », « remédier » ou « soigner » et care par « se soucier », « aimer », « faire attention à ». Rien ne semble s’opposer à « se soucier » et « faire attention à » pendant un traitement visant à remédier à la maladie et à favoriser la guérison. Bien au contraire…

Définir l’oncologie intégrative

Il semble également essentiel de pouvoir définir une notion, l’oncologie intégrative, qui peut faire débat si la définition n’est pas respectée. Selon l’Association francophone des soins oncologiques de support (AFSOS), l’oncologie intégrative regroupe plusieurs composantes : d’une part, la cancérologie conventionnelle, comprenant les soins spécifiques et les soins oncologiques de support (SOS), et, d’autre part, les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique (PNCAVT), terme officiel des médecines alternatives et complémentaires (MAC).

L’objectif principal de ces médecines non conventionnelles, dites « complémentaires », est la prise en charge des symptômes liés aux traitements et à la maladie, notamment la douleur, afin d’améliorer la qualité de vie des patients, la tolérance et l’efficacité des traitements. 

Les soins oncologiques de support permettent d’assurer le lien entre les traitements spécifiques de la maladie cancéreuse et ces pratiques non conventionnelles, sous réserve de conditions spécifiques à définir et à respecter afin que cette alliance soit constructive et bénéfique pour les patients1,2.

Pratiques complémentaires et pratiques alternatives : une distinction essentielle

Les PNCAVT constituent la termino­logie utilisée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES). Elles peuvent être pratiquées en complément du traitement de cancérologie conventionnelle (spécifique et soins de support). Elles sont qualifiées de pratiques « complémentaires ». À l’inverse, certaines pratiques sont dites « alternatives », c’est-à-dire utilisées en remplacement de la cancérologie et de la médecine conventionnelle, et dont les objectifs seraient de lutter contre le cancer et/ou les symptômes dus à la maladie ou à ses traitements. Ces pratiques dites alternatives sont dangereuses et condamnables. Cette nuance entre « alternative » et « complémentaire » est donc essentielle2 - 5.

Place des approches complémentaires dans les soins oncologiques de support

Le recours aux pratiques non conventionnelles chez les patients atteints de cancer est fréquent, avec une prévalence en Europe de 36 % et en augmentation constante depuis les années 1980. Leur utilisation se retrouve à tous les stades de la maladie cancéreuse, en phase curative, en phase avancée et dans l’après-cancer2.

Ces pratiques complémentaires (les seules abordées dans cet article) peuvent être exercées par des professionnels de santé ou non. Elles sont enseignées dans certaines universités ou dans des organismes privés, avec des niveaux de formation très hétérogènes. Pour la plupart de ces approches complémentaires, il n’existe à ce jour aucun cadre réglementaire, ni en matière de pratique professionnelle ni concernant l’enseignement. Il paraît donc important de collaborer avec des praticiens de médecines complémentaires titulaires d’une formation reconnue, inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), garantissant les compétences requises à l’exercice du métier, et de s’assurer de leur niveau de connaissances en cancérologie2. Dans le cadre d’une approche coordonnée et sous réserve de ces précautions, ces pratiques complémentaires ont leur place dans la prise en charge de la douleur au cours du cancer, que ce soit pour des douleurs chroniques séquellaires ou des douleurs induites par la maladie, quel que soit le stade (curatif, palliatif, après-cancer)2 - 5

Parmi ces pratiques, certaines reposent sur des données scientifiques, avec des niveaux de preuve variables, ou sont évaluées dans le cadre d’études contrôlées ayant mis en évidence leur efficacité et leur innocuité. C’est notamment le cas de l’hypnoanalgésie, qui fait partie des deux techniques particulières d’analgésie reconnues, avec l’antalgie intrathécale, dans le Référentiel organisationnel national Soins oncologiques de support des patients adultes atteints de cancer/avis d’experts (Recommandations et référentiels), publié par l’Institut national du cancer (INCa) en octobre 2021. Elle occupe une place en cancérologie en association ou non avec les autres traitements, que ce soit pour les douleurs séquellaires ou pour les douleurs en lien avec la maladie5,7.

En revanche, pour d’autres approches telles que l’onco-esthétique, la relaxation ou la sophro­logie, les preuves scientifiques restent encore insuffisantes, même si elles sont considérées comme étant efficaces par la plupart des patients5,7.

Les méthodes non médicamenteuses regroupent des techniques validées et d’autres encore non validées. On peut distinguer quatre catégories : les traitements biologiques naturels (plantes, certains compléments alimentaires), les traitements psychocorporels (hypnose, yoga, méditation, sophrologie), les traitements physiques manuels (ostéopathie/chiropraxie, massages, toucher-­massages) et les médecines énergétiques (médecine traditionnelle chinoise, médecine traditionnelle indienne ayurvéda)6.

Focus : phytothérapie et cancer, quels points de vigilance en médecine générale ?

La phytothérapie peut être définie comme une modalité de soins reposant sur l’usage des plantes à des fins préventives ou thérapeutiques. Elle recouvre un ensemble de pratiques incluant notamment l’aromathérapie, la gemmothérapie, l’herboristerie, la phytothérapie traditionnelle (notamment chinoise) ainsi que la phytothérapie pharmaceutique10

Le recours aux produits à base de plantes est fréquent chez les patients atteints de cancer. Une revue systématique avec méta-analyse incluant 155 études et plus de 800 000 participants estime à environ 22 % la prévalence mondiale d’utilisation de médicaments à base de plantes chez les patients atteints de cancer du sein ou de la prostate8. Cette consommation reste toutefois largement sous-déclarée : peu de patients en informent spontanément leur oncologue9.

D’un point de vue réglementaire, la phytothérapie ne correspond pas à une catégorie unique. Un produit à base de plantes peut relever du statut de médicament, de complément alimentaire, de cosmétique ou d’un autre cadre réglementaire, selon sa composition, sa présentation, son usage et les allégations revendiquées. Cette distinction est essentielle en pratique, car le niveau d’évaluation, de contrôle de qualité, de sécurité et d’information du patient varie fortement selon le statut du produit. La complexité de la réglementation des produits à base de plantes est en partie résumée dans un tableau de synthèse11 (tableau).

Compléments alimentaires : des exigences différentes de celles du médicament

Les compléments alimentaires ne relèvent pas du statut de médicament12 - 14. Ils ne disposent pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) et sont réglementés, au sein de l’Union européenne, comme des denrées alimentaires. À ce titre, ils doivent respecter des exigences en matière de composition, de sécurité, d’étiquetage et d’allégations, et font l’objet, en France, d’une déclaration préalable à leur commercialisation. Ils sont donc soumis à des exigences de qualité relevant du domaine alimentaire, et non aux standards pharmaceutiques. Cela entraîne plusieurs limites : variabilité possible de la composition ; standardisation insuffisante en principes actifs, expression parfois imprécise des dosages, manque d’information sur l’origine botanique ou le type d’extrait. S’ajoutent à cela des données souvent insuffisantes concernant les populations à risque, les contre-indications et les précautions d’emploi, ainsi qu’une absence ou une très faible documentation sur les interactions médicamenteuses. 

Huiles essentielles 

Les huiles essentielles sont considérées comme des préparations à base de plantes. Leur statut dépend de leur usage et des allégations associées : elles peuvent relever de la réglementation des cosmétiques, des biocides ou des médicaments à base de plantes. Leur composition en molécules actives, définie par le chémotype, conditionne leurs propriétés et leurs usages. Lorsque les huiles essentielles sont utilisées comme médicaments, elles doivent répondre aux exigences de qualité pharmaceutique définies par les pharmacopées européennes ou françaises.

Interactions et risques

La question des interactions entre les produits à base de plantes et les traitements anticancéreux (chimiothérapies, thérapies ciblées, hormonothérapies, immunothérapies) constitue un enjeu majeur en pratique clinique16 - 18. À ce jour, les données validées restent limitées et reposent principalement sur des analyses pharmacologiques ou précliniques, avec peu d’études cliniques chez l’homme. Néanmoins, cette incertitude ne doit pas conduire à banaliser leur usage mais, au contraire, à renforcer leur repérage systématique.

Plusieurs travaux suggèrent un sur-risque d’interactions médicamenteuses potentiellement cliniquement significatives chez les utilisateurs de plantes et de compléments alimentaires. Ainsi, dans une étude menée chez des patients atteints de cancer du sein ou de la prostate, le risque d’interactions médicamenteuses potentielles majeures était significativement plus élevé chez les utilisateurs de produits à base de plantes que chez les non-utilisateurs19

Les recommandations américaines du National Comprehensive Cancer Network (NCCN) rappellent que les compléments alimentaires exposent à des risques de toxicité et d’interactions médicamenteuses. Elles préconisent d’éviter ou d’interrompre les compléments à visée antioxydante chez les patients recevant une chimiothérapie, une radiothérapie ou une thérapie photodynamique, en raison d’un risque d’interférence avec l’efficacité des traitements20. Dans ce contexte, la Société française de pharmacie oncologique (SFPO) a publié des recommandations visant à améliorer la détection et la prise en compte du risque lié à l’utilisation des médecines complémentaires chez les patients atteints de cancer21

Par ailleurs, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a mis en place un dispositif de nutrivigilance, permettant de déclarer les effets indésirables liés notamment aux compléments alimentaires, aux aliments enrichis ou aux nouveaux ingrédients22

Comment s’y retrouver ?

Plusieurs outils sont à notre disposition et, comme dans toute recherche, il est nécessaire de croiser les sources. On retrouve ci-dessous une liste non exhaustive de ressources gratuites, fiables et rapides :

  • le tableau de l’ANSES mentionnant des précautions d’emploi, recommandations, contre-indications et interactions médicamenteuses potentielles de certaines plantes23 ;

  • le livret de l’AFSOS consacré à la phytothérapie, qui propose des fiches pratiques sur vingt phytothérapies24 ;

  • le site WikiPhyto,  qui permet d’accéder rapidement aux informations générales sur les plantes (noms latins, anglais, indications, principaux risques)25 ;

  • l’analyse des interactions à partir de données pharmacologiques précliniques et cliniques, qui peut notamment se réaliser via la plateforme Hedrine (Herb Drug Interaction Database)16 (France et Belgique), avec l’application CLIC-Interact (outil français gratuit sur smartphone) ;

  • la base du Memorial Sloan Kettering Cancer Center (« About Herbs, Botanicals & Other Products  »), également disponible sous forme d’application, qui constitue une ressource particulièrement utile, notamment en cancérologie26

 

Lorsque le temps le permet, il ne faut pas hésiter à solliciter le pharmacien pour une recherche plus exhaustive ou à contacter le centre régional de pharmaco­vigilance, qui dispose souvent de ressources complémentaires (Stockley’s Herbal Medicines Interactions, Natural Medicines Comprehensive Database27). Une recherche bibliographique complémentaire peut être également réalisée28 - 30.

Le raisonnement clinique doit intégrer les mécanismes pharmacocinétiques, notamment ceux impliquant les cytochromes CYP et la glycoprotéine P, ainsi que les effets pharmacodynamiques additifs. Certaines interactions fréquentes doivent être connues, comme celles impliquant le millepertuis (inducteur enzymatique), le ginkgo biloba (augmentation du risque hémorragique) ou le pamplemousse (inhibiteur enzymatique).

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Définition de la Société d’oncologie intégrative (SIO pour Society for Integrative Oncology)

  • L’oncologie intégrative est un domaine de soins du cancer axé sur le patient et fondé sur des données probantes. Elle associe, en complément des traitements anticancéreux conventionnels, les pratiques de l’esprit et du corps, les produits naturels et les modifications du mode de vie issues de différentes traditions. L’oncologie intégrative vise à optimiser la santé, la qualité de vie et les résultats cliniques dans le continuum des soins contre le cancer, ainsi qu’à permettre aux patients de prévenir le cancer et de devenir des participants actifs avant, pendant et après le traitement du cancer.

  • La SIO est créée en 2003 devant l’émergence des médecines alternatives et complémentaires aux États-Unis afin de promouvoir la recherche clinique et limiter les abus en proposant des recommandations standardisées. Elle définit la médecine intégrative comme une science et une philosophie qui intègrent l’utilisation des traitements non conventionnels en complément des traitements spécifiques du cancer.

Encadre

En pratique

Il est important d’explorer l’usage des pratiques complémentaires chez les patients atteints de cancer, d’en préciser la nature (complémentaire versus alternative) et d’envisager, lorsque cela est pertinent, une intégration encadrée et coordonnée avec les soins oncologiques de support.

L’identification systématique de la consommation de produits à base de  plantes doit faire partie du suivi des  patients atteints de cancer. L’enjeu n’est pas d’interdire leur  usage de manière systématique mais de mieux le documenter, l’évaluer et le sécuriser.

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Référentiel INCa

Publication par l’INCa (Institut national du cancer) en octobre 2021, Référentiel organisationnel national, Soins oncologiques de support des patients adultes atteints de cancer/avis d’experts (recommandations et référentiels)

Le présent référentiel définit au niveau national les principes organisationnels du parcours de soins de support du patient atteint de cancer. Les soins de support correspondent au panier défini par l’INCa en 2016 : il regroupe les soins ayant démontré un impact positif sur l’état de santé des patients ainsi que ceux contribuant à l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être, sans autre amélioration démontrée de l’état de santé ou dont le niveau de preuve dans le domaine est faible.

Le rapport de l’INCa redéfinit le panier SOS, qui comprend désormais :

  • quatre soins « socles » : prise en charge de la douleur, prise en charge diététique et nutritionnelle, prise en charge psychologique et prise en charge sociale, familiale et professionnelle ;

  • cinq soins de support « complémentaires » : APA (activité physique adaptée), soutien psychologique des proches et aidants, préservation de la fertilité, prise en charge des troubles de la sexualité, conseils d’hygiène de vie ;

  • deux techniques particulières d’analgésie : l’hypnoanalgésie et l’analgésie intrathécale. 

Ce rapport souligne l’importance d’une évaluation particulière des besoins en SOS, notamment en ce qui concerne l’image de soi, comme l’onco-esthétique, l’art-thérapie, et également la stomathérapie, l’odontologie, l’orthophonie, la sophrologie, l’hypnose, la méditation de pleine conscience et l’acupuncture (niveau de preuve encore insuffisant). 

Les soins palliatifs font partie des SOS et jouent un rôle essentiel dans la prise en charge des cancers de mauvais pronostic.

Encadre

Référentiels AFSOS 

Publications par l’AFSOS (Association francophone des soins oncologiques de support)

  • Pratiques complémentaires et cancer

  • APA et cancer

  • Acupuncture et cancer

  • Hypnose thérapeutique et cancer

  • Méditation dite de pleine conscience en onco-hématologie

  • Ostéopathie et cancer

  • Socio-esthétique et cancer

  • Mucites

  • Photobiomodulation

Références
1. Brami C, Jovenin N, Bouche O, et al. La cancérologie intégrative, le modèle du MSKCC (Memorial Sloan Kettering Cancer Center) de New York. OnKo 2003;5(38).
2. Träger S, et al. Soins oncologiques de support ; pratiques non conventionnelles et cancérologie intégrative : de la nécessité d’une clarification. Bull Cancer 2024.
3. Scotte F, Morin S, Gervais C, et al. Des « soins de support » au « cancer toxicity management ». La Lettre du cancérologue 2015 ;XXIV(7).
4. Träger S. Intégration des thérapies complémentaires dans la médecine conventionnelle : rôle des soins de support. Le Nouveau Cancérologue 2014;07(03).
5. Site AFSOS. Le grand débat national. L’AFSOS propose sa définition de la cancérologie intégrative.
6. Negre I. Méthodes non médicamenteuses : compréhension actuelle des mécanismes d’action. Douleurs 2013;14(3).
7. INCa, octobre 2021. Référentiel organisationnel national. Soins oncologiques de support des patients adultes atteints de cancer/avis d’experts (Recommandations et référentiels).
8. Asiimwe JB, Nagendrappa PB, Atukunda EC, et al. Prevalence of the use of herbal medicines among patients with cancer : A systematic review and meta-analysis. Evid-Based Complement Alternat Med 2021;9963038.
9. Balneaves LG, Watling CZ, Hayward EN, et al. Addressing complementary and alternative medicine use among individuals with cancer : An integrative review and clinical practice guideline. J Natl Cancer Inst 2021;114(1):25-37.
10. AFSOS. Place des pratiques complémentaires dans les soins oncologiques de support. Livret patient, 2021. https://www.afsos.org/fiche-soin/place-des-pratiques-complementaires-dans-les-soins-oncologiques-de-support/ 
11. Sénat. Les plantes médicinales et l'herboristerie : à la croisée de savoirs ancestraux et d'enjeux d'avenir. Rapport d'information. 2018 https://www.senat.fr/rap/r17-727/r17-727.html
12. Légifrance. Règlement relatif aux nouveaux aliments. Directive 2002/46/CE ; règlement (CE) 2015/2283.
13. Compléments alimentaires. EFSA. https://www.efsa.europa.eu/fr/safe2eat/food-supplements 
14. ANSES. https://www.anses.fr/fr 
15. ANSM. Médicament à base de plantes et huiles essentielles. https://ansm.sante.fr/qui-sommes-nous/notre-perimetre/les-medicaments/p/medicaments-a-base-de-plantes-et-huiles-essentielles#title 
16. Hedrine (Herb Drug Interaction Database). https://hedrine.ulb.be
17. Laurent V, Saillard J, Thierry M, et al. Anticancer agents and phytotherapy : Interactions that are often unrecognized. J Oncol Pharm Pract 2021;27(2):322-8.
18. Escudero-Vilaplana V, Collado-Borreli R, Gomez-Martinez-Sagrera P, et al. J Cancer Res Clin Oncol 2022;149(7):2855-82.
19. Lee RT, Kwon N, Wu J, et al. Prevalence of potential interactions of medications, including herbs and supplements, before, during, and after chemotherapy in patients with breast and prostate cancer. Cancer 2021 ;127(11):1827-35.
20. NCCN. Guidelines version 2, 2026. Survivorship.
21. Recommandations SFPO. Plantes et compléments alimentaires dans la prise en charge du patient atteint de cancer, 2020. https://sfpo.com/travaux-publications-sfpo/ 
22. Anses. La nutrivigilance, 2025. http://www.anses.fr/fr/content/tout-savoir-sur-le-dispositif-de-nutrivigilance 
23. Anses. Tableau récapitulatif des plantes médicinales de l'EMA, 2023. https://www.anses.fr/fr/content/complements-alimentaires-base-de-plantes-vers-une-meilleure-information-des-consommateurs 
24. AFSOS. Question phytothérapie. Répondre aux patients atteints d'un cancer.https://www.afsos.org/ressource-doc/question-phytotherapie-volume-2/ 
25. Encyclopédie participative et collaborative en phytothérapie, aromathérapie et gemmothérapie. https://www.wikiphyto.org/wiki/Accueil 
26. Mémorial Sloan Kettering Cancer Centre. About Herbs, Botanicals & Other Products. https://www.mskcc.org/cancer-care/diagnosis-treatment/symptom-management/integrative-medicine/herbs 
27. Trchealthcare. Natural Medicines Database. https://naturalmedicines.therapeuticresearch.com/Home/ND 
28. Shanaida M, Oleshchuk O, Schevchuk O, et al. Herbal medicines and drugs interactions : Cytochrome P450 responsibility. Curr Med Chem 2026.
29. Pochet S, Lechon AS, Lescrainier C, et al. Herb‐anticancer drug interactions in real life based on VigiBase, the WHO global database. Scientific Reports 2022;12:14178.
30. Asher GN, Corbett AH, Hawke RL. Common Herbal dietary supplement–drug interactions. Am Fam Physician 2017;96:101-7.

Avec la collaboration de 

  • AFSOS

     

  • SFAP

     

  • SFETD

     

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Résumé

La prise en charge de la douleur multimorphe du cancer repose sur des fondamentaux : parmi eux l’interdisciplinarité et la multimodalité. Grâce aux synergies entre les professionnels de santé de différentes spécialités médicales, tous types d’exercice confondus, et à une approche fondée sur le triptyque thérapeutiques médicamenteuses, approches interventionnelles et complémentaires, le multimorphisme douloureux peut être adressé à tout moment du parcours de façon optimisée.