Circonstances d’apparition

Le traumatisme tympanique peut être direct (p. ex. coton-tige, clé de voiture, aiguille à tricoter) ou indirect (blast, barotraumatisme lors d’un accident de plongée, atterrissage, mouchage violent…).1, 2 Peut s’y associer un traumatisme de la chaîne ossiculaire et de l’oreille interne (vertiges, surdité neurosensorielle, acouphènes).
Il peut s’agir d’une otite moyenne aiguë perforée permettant l’évacuation du pus3 ou d’une otite moyenne chronique (épisodes récurrents d’otite et d’inflammation > 3 mois).4, 5 La distinction est importante puisque, dans le premier cas, la perforation se referme le plus souvent, alors que, dans le second, prise en charge spécialisée et fermeture chirurgicale sont nécessaires. On peut classer dans la première catégorie les paracentèses et les perforations après expulsion d’un aérateur transtympanique.

Un diagnostic otoscopique

Les perforations larges et postérieures sont assez faciles à identifier. Celles de petite taille et antérieures, cachées sous une voussure du conduit auditif externe peuvent passer inaperçues. On distingue les marginales touchant le sulcus tympani (bord du tympan) ou venant au contact du manche du marteau très suspectes d’invagination épidermique, et les non-marginales avec moins de risque de complication de ce type (fig. 1). Dans le premier cas, le scanner des rochers recherche un cholestéatome.
Autres signes évocateurs de ce diag­nostic : des débris épidermiques visibles à travers la perforation ; une masse blanchâtre dans un des quadrants du tympan encore intact.
On examine le cadre osseux du conduit entourant le tympan surtout dans sa partie supérieure en inclinant l’otoscope...

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