Cette étude prospective randomisée s’est tenue en Norvège et a inclus 160 patients (âge moyen 55 ans, 66 % de femmes) atteints de polyarthrite rhumatoïde, en rémission depuis au moins 12 mois sous une dose stable de traitement dits « conventionnels » (méthotrexate dans plus de 80 % des cas). Ils étaient randomisés pour poursuivre leur traitement à l’identique ou diminuer la dose de moitié. Le critère principal de jugement était la survenue d’une poussée de polyarthrite dans les 12 mois suivants, ce qui est arrivé chez 6 % des patients ayant continué à l’identique, contre 25 % des patients ayant diminué la dose du traitement. Des événements indésirables ont été décrits chez 54 % des sujets du groupe ayant une dose stable contre 44 % dans le groupe ayant diminué la dose, les plus fréquents étant des infections des voies respiratoires supérieures. Aucun événement indésirable n’a imposé l’arrêt du traitement.

S. Rivière déclare n'avoir aucun lien d'intérêts.

Références
JAMA 2021;325:1755-64.Lillegraven S, Paulshus Sundlisæter N, Aga AB, et al. Effect of half-dose vs stable-dose conventional synthetic disease-modifying antirheumatic drugs on disease flares in patients with rheumatoid arthritis in remission: the ARCTIC REWIND randomized clinical trial. PMID : 33944875.