Plusieurs arthropodes envahissants ont ainsi été introduits en France par l’intermédiaire de végétaux transportés. La pyrale du buis (Cydalima perspectalis), une mite, est arrivée dans l’Hexagone en 2007 dans des végétaux importés d’Asie. Le phytopte du fuchsia (Aculops fuchsiae), un acarien phytophage, a débarqué en Bretagne en 2003 dans les bagages d’un botaniste amateur. D’autres espèces inquiètent, comme la mouche orientale des fruits (Bactrocera dorsalis), déjà repérée ponctuellement dans des cultures en France.
Ce scénario concerne aussi des ravageurs « invisibles » – bactéries, virus, champignons. Des lauriers d’Inde importés de Chine auraient servi de gîte au nématode phytophage Meloidogyne enterolobii, signalé en Toscane depuis 2023. Ceratocystis platani, le champignon causant le chancre coloré du platane, serait venu en Europe depuis l’Amérique pendant la Seconde Guerre mondiale, via du bois contaminé emballant du matériel de guerre.
Ces introductions sont favorisées à l’heure actuelle par l’intensification du commerce et des voyages internationaux, la plus grande rapidité des transports qui améliore la survie des espèces invasives, et le changement climatique qui favorise l’implantation d’espèces issues de climats chauds.
Alors, que faire en cas de retour d’un pays hors UE ? Bananes, durians, noix de coco, ananas et dattes sont autorisés. En revanche, les végétaux en terre, les plants de vigne et d’agrumes, les pommes de terre à planter ne peuvent être ramenés.
Les autres végétaux et produits végétaux peuvent être importés sur présentation d’un certificat phytosanitaire délivré par le pays de provenance. S’ils sont destinés à être plantés, ils doivent aussi faire l’objet d’un contrôle phytosanitaire à l’arrivée.