1. La prématurité concerne environ 7  % des naissances en France, et la grande prématurité (naissance avant sept mois de grossesse) n’en représente qu’une petite partie (environ 1,2  % des naissances).
  2. Les enfants prématurés, en particulier de très faible âge gestationnel, nécessitent une hospitalisation prolongée, habituellement jusqu’au terme prévu.
  3. L’implication des parents dans les soins en cours d’hospitalisation est essentielle pour l’établissement de la relation parents-enfant et le développement ultérieur. Ils font partie intégrante des soins de confort et de développement en cours d’hospitalisation.
  4. Les prises en soins actuelles font appel à la ventilation non invasive et à une alimentation entérale précoce. L’allaitement maternel (lait tiré) est essentiel et doit être encouragé.
  5. Les vaccinations doivent être réalisées à l’âge légal et débutées, pour les grands prématurés, au cours de l’hospitalisation.
  6. Le suivi des enfants prématurés nécessite une bonne coordination entre l’équipe de néonatologie, qui revoit ces enfants dans les premières années de vie, le médecin traitant et d’éventuels spécialistes.
  7. Les points d’attention du suivi sont la croissance, le développement neurosensoriel et psychomoteur et l’état respiratoire.
  8. Les grands prématurés sont à plus haut risque d’anomalies neurodéveloppementales, mais les moins prématurés doivent aussi être suivis avec attention.
  9. Le suivi s’appuie également sur les centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) et les réseaux de suivi des nouveau-nés vulnérables pour la grande prématurité.
  10. Les plateformes de coordination et d’orientation (PCO) sont une aide précieuse pour la mise en place de bilans et de soins pour les enfants suspects de trouble neurodéveloppemental.